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Mali : l'armée a repris Kidal, le FLA a quitté la ville

L'armée malienne, appuyée par les militaires russes d'Africa Corps, a repris le contrôle de Kidal le 6 octobre 2026, selon plusieurs sources sécuritaires maliennes contactées par Jeune Afrique. La ville, située dans le nord du Mali, était contrôlée depuis le 25 avril par le Front de libération de l'

Par Rédacteur NIE

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Mali : l'armée a repris Kidal, le FLA a quitté la ville
Photo d'illustration© The original uploader was Taguelmoust at French Wikipedia., Wikimedia Commons (CC BY-SA 3.0)

Contexte de la reprise de Kidal

La ville de Kidal, située dans le nord du Mali, avait été prise par le FLA et le Jnim le 25 avril 2026, mettant fin au contrôle gouvernemental établi après la nomination du général El Hadj Ag Gamou comme gouverneur en 2023. Cette chute avait marqué un tournant dans le conflit au nord du Mali, où les groupes armés indépendentistes et jihadistes avaient gagné du terrain. Depuis cette date, l'armée malienne avait progressivement intensifié ses opérations dans la région, notamment par des frappes aériennes ciblant des positions autour de Kidal et dans le secteur de Tinzawaten, près de la frontière algérienne. Ces préparatifs ont culminé le 6 octobre avec l'entrée des forces gouvernementales dans la ville, parties d'Anéfis dans la matinée et entrées à Kidal vers 13 heures, heure locale.

Déclarations du FLA et enjeux stratégiques

Dans un communiqué, le porte-parole du FLA, Mohamed Elmaouloud Ramadane, a décrit le retrait de ses combattants comme un « repli stratégique et maîtrisé », destiné à « préserver intactes les capacités humaines et logistiques » du mouvement. Il a insisté sur le caractère temporaire de cette mesure et affirmé qu'aucun combat direct n'avait eu lieu avec les forces maliennes et leurs alliés russes d'Africa Corps. Le FLA affirme ainsi avoir évité une confrontation ouverte tout en conservant sa capacité à se réorganiser. De son côté, l'armée malienne présente cette reprise comme un succès opérationnel dans sa campagne de rétablissement de l'autorité sur l'ensemble du territoire national. La ville de Kidal, en raison de sa localisation stratégique et de son poids symbolique dans le nord du Mali, reste un enjeu majeur dans le conflit entre l'État malien, les groupes indépendantistes et les factions jihadistes.

Répercussions et évolutions récentes

La reprise de Kidal constitue un nouveau revers pour le FLA, qui tente depuis plusieurs mois de consolider son contrôle sur une partie du nord du Mali. Depuis la perte de la ville en avril, son chef, Alghabass Ag Intalla, s'est employé à soigner son image publique tout en renforçant l'alliance avec le Jnim, groupe jihadiste affilié à Al-Qaïda. Cette alliance, bien que contestée par certains observateurs, demeure centrale dans la stratégie du FLA pour maintenir une présence dans la région. Par ailleurs, depuis la mort de Sadio Camara, le chef de la junte malienne a repris le portefeuille de la Défense et s'appuie sur un cercle restreint de gradés pour mener la guerre et consolider son pouvoir, l'armée devenant le principal pilier du régime. Ces développements soulignent la complexité de la situation sécuritaire au Mali, où les dynamiques militaires, politiques et alliances étrangères continuent d'évoluer.

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