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Mali : l'ancien maire de Bamako jugé pour spéculation foncière autour de l'aéroport

JUSTICE

Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

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Mali : l'ancien maire de Bamako jugé pour spéculation foncière autour de l'aéroport
Photo d'illustration© Lin Diallo, Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

L'ancien maire de Bamako Adama Sangaré et sept co-inculpés comparaissent depuis le lundi 12 octobre pour détournement de deniers publics et faux usage de faux. Plus de 3 000 parcelles auraient été attribuées illégalement dans le domaine aéroportuaire, selon RFI. IMAGE : Aéroport Modibo-Keïta, Bamako, Tribunal

Selon RFI, le domaine aéroportuaire de Bamako, officiellement réservé aux activités et à la sécurité de l'aéroport international Modibo-Keïta, a vu l'attribution d'environ 3 500 parcelles à des privés au fil des ans. Sur ces terrains, se dressent désormais des unités industrielles, un entrepôt et surtout d'imposantes demeures. L'accusation qualifie ces opérations d'attribution de « spéculations foncières », mais aussi de « détournement de deniers publics » et de « faux, usage de faux ».

Un domaine aéroportuaire morcelé

Le correspondant de RFI à Bamako, Serge Daniel, rapporte que l'espace stratégique a été morcelé au profit de particuliers. L'ancien maire de Bamako, Adama Sangaré, un préfet et six autres personnes sont sur le banc des accusés à partir de ce lundi 12 octobre. Ils sont poursuivis pour « détournement de deniers publics » et pour « faux usage de faux ». Les prévenus clament leur innocence, selon la même source. Ce procès très attendu devrait durer au moins trois jours.

Procès et arguments de la défense

Les avocats de la défense rejettent les accusations. Ils prévoient de soutenir qu'un ancien président de la République du Mali aurait ordonné le morcellement de la zone aéroportuaire. Parmi les objectifs invoqués, dans le cadre de la réconciliation nationale, figuraient la mise à disposition de ces parcelles au profit de responsables de groupes armés du nord impliqués dans le processus de paix. La défense s'apprête également à contester l'accusation de détournement de 526 millions de francs CFA au titre de frais d'édilité.

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