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Mali : l'ancien maire de Bamako condamné à dix ans de prison pour lotissements illégaux

La chambre criminelle du Pôle national économique et financier de Bamako a condamné lundi 26 octobre l'ancien maire Adama Sangaré et six coaccusés à dix ans de prison pour attribution illégale de plus de 3 000 parcelles dans la zone aéroportuaire. Un élu absent a reçu vingt ans de prison et un manda

Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

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Mali : l'ancien maire de Bamako condamné à dix ans de prison pour lotissements illégaux
Photo d'illustration© PetterLundkvist, Wikimedia Commons (CC BY-SA 3.0)

Délibéré et peines prononcées

La chambre criminelle du Pôle national économique et financier de Bamako a rendu son délibéré ce lundi 26 octobre, selon RFI. Sept prévenus, dont l'ancien maire de Bamako Adama Sangaré, ont été condamnés à dix ans de prison. Un autre élu, absent lors du procès, a été condamné à vingt ans de prison assortis d'un mandat d'arrêt international. Un seul prévenu a été acquitté. Les poursuites portaient sur des opérations de morcellement de parcelles jugées illégales dans la zone aéroportuaire de Bamako, domaine public de l'État. Selon l'accusation, plus de 3 000 parcelles ont été attribuées à des personnes physiques, ce qui a valu aux prévenus des condamnations pour « faux et usage de faux », « détournements de deniers publics » et « atteinte aux biens publics », rapporte RFI.

Arguments de la défense et suites

Pendant trois semaines de débats, une vingtaine d'avocats ont contesté les faits. Leur principal argument, cité par RFI, est que « c'est le Président de la République de l'époque, Ibrahim Boubacar Keïta, qui, dans le cadre de la réconciliation nationale, a donné au maire de Bamako l'ordre verbal d'attribuer les parcelles ». Parmi les bénéficiaires figuraient des responsables de groupes armés du nord du Mali. La défense a également soutenu qu'il s'agissait d'un dossier administratif et non judiciaire. Adama Sangaré a déclaré être à l'extérieur du pays au moment de sa convocation et avoir rentré volontairement, affirmant n'avoir rien à se reprocher. Des partisans présents à l'audience ont interrogé l'influence de son statut politique sur le procès. La défense a décidé de faire appel de la décision, selon RFI.

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