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Justice

Mali : un journaliste jugé pour avoir déploré la situation à Kidal après la défaite de l'armée

Le journaliste malien Abdrahamane Keïta comparaît ce lundi 7 septembre 2026 devant le pôle judiciaire contre la cybercriminalité pour avoir déploré, à la télévision, la prise de contrôle de Kidal par des jihadistes et indépendantistes après la défaite de l'armée malienne et de l'Africa Corps russe e

Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

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Mali : un journaliste jugé pour avoir déploré la situation à Kidal après la défaite de l'armée
Photo d'illustration© Alicroche, Wikimedia Commons (CC BY-SA 2.0)

Contexte des faits à Kidal

Fin avril 2026, l'armée malienne et l'Africa Corps russe ont été chassés de Kidal après leur défaite face aux indépendantistes du FLA et aux jihadistes du Jnim, liés à al-Qaïda, qui contrôlent toujours la ville depuis. Depuis le 25 avril, ce sont bien les jihadistes et leurs alliés indépendantistes du FLA qui administrent Kidal, où ni l'armée ni l'administration maliennes ne sont plus présentes. Le directeur du journal Le Témoin avait été arrêté et emprisonné le 9 mars après avoir déploré cette situation sur un plateau de télévision.

Poursuites judiciaires contre Abdrahamane Keïta

Abdrahamane Keïta est poursuivi pour « délit à caractère régionaliste qui tend à porter atteinte à l'unité nationale et au crédit de l'État » et « publication et diffusion d'informations fausses et trompeuses dans l'intention que ces informations soient considérées comme authentiques par le biais d'un système d'information ». Il s'agit d'un constat factuel sur la situation à Kidal, selon lequel il a déploré devant les caméras que la ville soit désormais « administrée » par Iyad Ag Ghaly, chef du Jnim, lié à al-Qaïda. Abdrahamane Keïta est une figure de la presse malienne, directeur de L'Aurore puis du Témoin, et habitué de l'émission de débat « Grand Jury » sur Renouveau TV.

Réactions et précédents dans la presse malienne

Un proche confie qu'il « tient bon, mais la prison reste la prison, elle peut briser un homme ». Début août, un autre ténor de la presse malienne, Chahana Takiou, a été condamné à six mois de prison ferme pour avoir dénoncé le non-respect du droit de la presse par le pôle anticybercriminalité, qui l'a condamné et qui jugera ce lundi Abdrahamane Keïta.

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