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Malawi : arrestation de l'ancien chef de l'armée pour trafic d'armes vers le Soudan

L'ancien chef d'état-major malawite, le général Paul Valentino Phiri, a été interpellé jeudi 1er octobre par le Bureau anti-corruption. Il est soupçonné d'avoir facilité le transit d'armes vers des rebelles soudanais en 2025. Libéré sous caution, il attend son procès.

Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

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Malawi : arrestation de l'ancien chef de l'armée pour trafic d'armes vers le Soudan
Photo d'illustration© U.S. Marine Corps photo by Cpl. Addysyn Tobar, Wikimedia Commons (Public domain)

Interpellation et chefs d'accusation

Le général Paul Valentino Phiri, ancien chef de l'armée du Malawi, a été interpellé et auditionné jeudi 1er octobre par le Bureau anti-corruption (ACB), selon RFI. L'ancien chef d'état-major doit répondre de cinq chefs d'accusation. Le parquet lui reproche deux chefs pour « abus de fonction », un pour « non-respect des procédures d'achat » et deux pour des opérations sur des biens qualifiés de « terroristes ». Les faits remontent à l'année 2025, sous la présidence de Lazarus Chakwera.

Lors de son audition, le général Phiri est apparu impassible, vêtu d'un pantalon et d'une chemise noirs, conservant le sourire caractéristique qu'il affichait lorsqu'il dirigeait les forces armées, rapportent plusieurs témoins cités par RFI. Malgré la gravité des accusations, il a été libéré en échange du paiement d'une caution de 10 millions de kwacha, soit l'équivalent de plus de 5 000 euros. Il attend désormais la date de son procès.

Modus operandi allégué

Selon l'ACB, le trafic d'armes reposait sur le maquillage de la destination finale de la cargaison. Présentée comme du matériel destiné à l'armée malawite, elle aurait en réalité été livrée à des « forces rebelles au Soudan », sans que l'acte d'accusation ne précise lesquelles, précise RFI.

Pour faire transiter ces armes par le Malawi, l'ex-chef d'état-major aurait facilité la délivrance d'un certificat désignant l'armée malawite comme destinataire. Sous ce prétexte, il aurait ordonné aux militaires sous ses ordres d'autoriser l'atterrissage de l'avion cargo acheminant la cargaison depuis le Kenya. Les armes auraient ensuite été dissimulées dans un entrepôt de la capitale, Lilongwe, avant de faire l'objet d'une opération facilitant leur transfert vers le Tchad, d'où elles auraient rejoint le Soudan.

Libération sous caution et suite de la procédure

La libération du général Phiri sous caution de 10 millions de kwacha marque une étape dans la procédure judiciaire. L'ancien haut gradé reste présumé innocent jusqu'à la tenue de son procès. L'enquête du Bureau anti-corruption porte sur l'utilisation présumée de son autorité pour détourner des procédures d'acquisition militaires au profit d'acteurs armés étrangers.

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