Afrique
Madagascar : l'ex-ministre de l'Éducation condamnée à cinq ans de prison pour atteinte à la sûreté de l'État
L'ancienne ministre de l'Éducation Marie-Michelle Sahondrarimalala a été condamnée mercredi 30 septembre à cinq ans de prison ferme par le tribunal de première instance d'Antananarivo pour « atteinte à la sûreté de l'État », selon RFI. Proche de l'ex-président Andry Rajoelina, elle est accusée d'avo
Par Rédacteur NIE
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Condamnation pour atteinte à la sûreté de l'État
L'ancienne ministre de l'Éducation nationale, Marie-Michelle Sahondrarimalala, a été reconnue coupable « d'atteinte à la sûreté de l'État » par le tribunal de première instance d'Antananarivo, rapporte RFI dans sa dépêche du 1er octobre citant son correspondant Guilhem Fabry. L'audience s'est tenue mercredi 30 septembre. La peine prononcée est de cinq ans de prison ferme. L'intéressée est une proche de l'ancien président Andry Rajoelina, renversé l'an dernier par un coup d'État ayant porté au pouvoir le colonel Michaël Randrianirina et le Capsat.
Contexte politique et accusations
Peu après la prise de pouvoir des militaires, Marie-Michelle Sahondrarimalala avait dénoncé « un coup d'État armé ». Le 25 octobre 2025, lors d'une prise de parole place du 13-Mai à Antananarivo, elle avait affirmé : « Andry Rajoelina reste le président de la République ». Selon la justice malgache, elle serait allée plus loin en cherchant à renverser le régime de transition fraîchement installé. Il lui est reproché d'avoir payé des fauteurs de trouble à hauteur de 580 millions d'ariary, soit environ 116 000 euros, selon les déclarations de son avocat, Nicaise Chen, rapportées par RFI.
Défense et dénonciation d'un procès politique
L'avocat Nicaise Chen conteste les fondements de la condamnation. Il affirme qu'aucune preuve matérielle de l'existence de cette somme n'a été produite, qu'aucune personne n'a témoigné avoir reçu de l'argent de la part de sa cliente et qu'aucune traçabilité bancaire ni remise de fonds n'a été établie. Il dénonce une « condamnation purement politique ». Marie-Michelle Sahondrarimalala, médecin de profession, a été ministre de l'Éducation pendant cinq ans sous Andry Rajoelina. Après la fuite de ce dernier à Dubaï, elle avait été mandatée pour défendre ses intérêts lors d'une médiation organisée par la SADC à Madagascar.
Autres condamnations et procédures en cours
Lors de la même audience, douze sympathisants d'Andry Rajoelina ont été condamnés à une peine d'un an de prison avec sursis, indique RFI. Par ailleurs, Marie-Michelle Sahondrarimalala est placée en détention préventive depuis le mois de janvier. Elle fait également l'objet de poursuites de la part du Pôle anti-corruption d'Antananarivo pour « abus de fonction » et « détournement de deniers publics » dans une affaire distincte portant sur un marché public d'acquisition de tables-bancs scolaires.
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