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Madagascar : El Niño va aggraver l'insécurité alimentaire dans le Grand Sud

L'alerte d'Action contre la Faim relayée par RFI le 19 octobre 2026 : El Niño accentuera la sécheresse dans le Grand Sud malgache où 2,5 millions de personnes sont en insécurité alimentaire aiguë. 500 000 enfants risquent la malnutrition d'ici avril 2027.

Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

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Madagascar : El Niño va aggraver l'insécurité alimentaire dans le Grand Sud
Photo d'illustration© European Union, Copernicus Sentinel-2 imagery, Wikimedia Commons (Attribution)

L'alerte a été lancée il y a quelques jours par Action contre la Faim (ACF), rapporte RFI dans un article publié le 19 octobre 2026. Le phénomène climatique El Niño va accentuer la sécheresse dans le Grand Sud malgache au cours des prochains mois. Actuellement, plus de 2,5 millions de personnes sont confrontées à une insécurité alimentaire aiguë dans cette région. L'ONG s'attend à traverser la pire crise alimentaire depuis celle de 2021.

Projections alarmantes et baisse des financements

Selon les projections citées par Xavier Poncin, directeur adjoint d'ACF à Madagascar, six districts du Grand Sud sont classés en « phase 4 », soit le dernier stade avant la famine. Au total, 500 000 enfants de moins de cinq ans devraient souffrir de malnutrition aiguë d'ici avril 2027. M. Poncin explique qu'El Niño va impacter la prochaine campagne agricole par une pluviométrie plus faible et des températures plus élevées. Parallèlement, le niveau d'assistance humanitaire disponible est réduit par rapport aux années précédentes, en raison de la baisse globale des financements. ACF a dû fermer son bureau à Ampanihy, dans la région Atsimo Andrefana, et ne répond plus à la situation que depuis son bureau d'Ambovombe.

Récoltes effondrées et migrations

Les paysans sont déjà fragilisés par la dernière récolte, très faible à cause de la sécheresse. Christaline Vaohanitriniriko, membre de la Plateforme nationale de la société civile (Pfnoscm), a participé à une étude avec le PNUD dans le nord de l'Androy. Elle rapporte qu'au cours des deux dernières années, un paysan produisait au moins cinq tonnes d'arachide, contre une tonne tout au plus lors de la dernière récolte en mars. Cette chute entraîne une baisse des revenus et des rations alimentaires, ainsi qu'un phénomène migratoire : les hommes partent chercher des revenus ailleurs, envoyant de l'argent aux familles restées au village, qui finissent parfois par les rejoindre.

Risque d'aggravation fin 2027

Action contre la Faim redoute que l'accumulation des sécheresses et des mauvaises récoltes ne conduise à une situation encore plus critique lors de la période de soudure suivante, à la fin de l'année 2027.

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