Économie
Lagos, Abidjan, Nairobi… Ce qui dope la rentabilité exceptionnelle des bourses africaines
Les places financières africaines surperforment les indices mondiaux en 2026, avec des hausses comprises entre 46 % et 71 % pour les Bourses d'Accra, Lagos, Abidjan et Tunis depuis le 1er janvier, selon Jeune Afrique. En comparaison, le S&P 500 n'a gagné que 13 % sur la même période. Cette performan
Par Rédacteur NIE
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Les places financières africaines affichent des performances exceptionnelles en 2026. Selon Jeune Afrique, les Bourses d'Accra, Lagos, Abidjan et Tunis ont enregistré des hausses comprises entre 46 % et 71 % depuis le 1er janvier 2026. Cette surperformance contraste avec les gains modestes des indices mondiaux : le S&P 500 n'a progressé que de 13 % sur la même période, tandis que le MSCI Emerging Markets, qui évalue des entreprises de grande et moyenne taille dans les marchés émergents, affiche une évolution moins dynamique. Ces données placent les marchés africains parmi les plus rentables au monde cette année.
Plusieurs facteurs expliquent cette euphorie. Jeune Afrique cite les réformes structurelles engagées dans plusieurs pays, la baisse des taux directeurs par les banques centrales régionales et l'essor du mobile money, qui facilite l'inclusion financière et stimule la participation des investisseurs particuliers. La combinaison de ces éléments a renforcé la confiance des acteurs locaux et internationaux, entraînant des flux de capitaux vers les actions africaines.
La dynamique profite particulièrement à certaines places. Jeune Afrique rapporte que la Bourse régionale des valeurs mobilières d'Abidjan (BRVM) a franchi, pour la première fois, la barre symbolique des 8 000 milliards de francs CFA de capitalisation. Ce seuil reflète à la fois l'afflux d'investisseurs et le regain de forme des titres vedettes de la place ivoirienne, notamment dans les secteurs des télécommunications, de l'agroalimentaire et de la banque.
Par ailleurs, la République démocratique du Congo (RDC) s'apprête à lancer sa première place financière. Selon Jeune Afrique, cette initiative cible en priorité le secteur extractif, porté par une conjoncture minière exceptionnelle. Toutefois, le projet est fragilisé par des déficits de gouvernance persistants, qui pourraient décourager certains investisseurs malgré le potentiel du sous-sol congolais.
En Afrique de l'Est, la compétition s'intensifie autour du raffinage du pétrole. Jeune Afrique indique que trois géants de l'énergie se disputent le marché, derrière lequel se joue le contrôle du brut, des infrastructures de stockage et de transport, ainsi que des réseaux de distribution. Cette lutte souligne l'importance stratégique des chaînes de valeur énergétiques dans la compétition économique régionale.
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