International
L'IA change effectivement la donne, affirme António Guterres à New York
António Guterres a affirmé, lors de l'ouverture du grand débat annuel de l'Assemblée générale de l'ONU à New York le 22 septembre 2026, que l'intelligence artificielle change effectivement la donne, mettant en garde contre un pouvoir technologique échappant aux règles.
Par Rédacteur NIE
· 2 min de lecture

Un avertissement sur l'IA et le pouvoir
António Guterres a déclaré, lors de l'ouverture du grand débat annuel de l'Assemblée générale de l'ONU à New York ce mardi 22 septembre 2026, que « l'IA change effectivement la donne ». Selon Radio Okapi, il a fait cette constatation devant les chefs d'État et de gouvernement réunis pour le traditionnel grand rendez-vous diplomatique de septembre. Il a ajouté que si l'IA promet de bouleverser la médecine ou la recherche scientifique, elle concentre aussi une puissance dont les gouvernements peinent à suivre le rythme. « Le danger n'est pas la technologie. Le danger, c'est la technologie sans responsabilité », a-t-il dit, selon la même source.
Un bilan de dix ans à la tête de l'ONU
Pour sa dernière ouverture du grand débat annuel de l'Assemblée générale, António Guterres a livré moins un bilan de ses dix années à la tête de l'ONU qu'un avertissement sur le monde qu'il laissera derrière lui. Selon Radio Okapi, il a identifié les guerres, le climat, les inégalités et surtout l'intelligence artificielle comme différentes expressions d'une même question : celle d'un pouvoir qui échappe de plus en plus aux règles censées le contenir. Il a rappelé avoir ouvert son premier grand débat en septembre 2017 en évoquant une technologie encore relativement absente des conversations diplomatiques, prévenant alors que « l'intelligence artificielle change la donne ».
Un pouvoir qui glisse vers le privé et les machines
Depuis 2017, de nouveaux pôles d'influence ont émergé entre les États, selon António Guterres, cité par Radio Okapi. Une partie du pouvoir politique, économique et informationnel a glissé vers « une poignée d'entreprises privées et d'individus ». Par ailleurs, les humains commencent à abandonner une fraction de leur pouvoir aux machines, avec des agents d'IA susceptibles d'échapper au contrôle humain et des armes autonomes passées « de la science-fiction à la réalité militaire ». Le problème tient à un décalage : tandis que le pouvoir change de mains, les institutions chargées de l'encadrer restent largement celles de 1945. Cette contradiction traverse les quatre « grandes épreuves » placées au centre de son dernier discours : la guerre et la paix, les inégalités, le climat, et l'IA.
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