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L'Afrique au Conseil de sécurité : l'interminable débat sur une injustice tenace

Le débat sur la représentation de l'Afrique au Conseil de sécurité des Nations unies se poursuit à New York, alors que le continent de 1,4 milliard d'habitants ne dispose toujours pas de voix décisive dans les décisions onusiennes. Lors de l'ouverture de la grand-messe onusienne le 22 septembre, des

Par Rédacteur NIE

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L'Afrique au Conseil de sécurité : l'interminable débat sur une injustice tenace
Photo d'illustration© Atmis Somalia, Wikimedia Commons (CC0)

Un cri récurrent pour une réforme du Conseil de sécurité

Depuis trente ans, la question de la représentation de l'Afrique au Conseil de sécurité des Nations unies revient régulièrement dans les débats onusiens. En janvier dernier, devant le Conseil de sécurité, le Djiboutien Mahamoud Ali Youssouf a posé une nouvelle fois la question lancinante : « Comment concevoir qu'un continent qui compte 1,4 milliard de personnes n'ait pas de voix dans les décisions qui déterminent son destin ? » Cette intervention s'inscrit dans une longue série de déclarations africaines dénonçant une injustice tenace, alors que le continent reste sous-représenté dans l'organe décisionnel de l'ONU malgré sa population et son nombre d'États membres.

Des dossiers africains au cœur de l'Assemblée générale

L'ouverture de la grand-messe onusienne le 22 septembre à New York met en lumière plusieurs dossiers africains majeurs. Selon Jeune Afrique, il s'agit notamment des guerres au Soudan et dans l'est de la RDC, ainsi que de l'épidémie d'Ebola. Ces crises, qui ont des répercussions humanitaires et sécuritaires importantes, sont suivies de près par la communauté internationale. Leur présence à l'ordre du jour de l'Assemblée générale souligne l'importance stratégique du continent, même si son influence dans les processus de décision onusiens reste limitée.

Tensions diplomatiques et course à la succession de Guterres

Le refus de l'administration Trump d'accorder un visa au général Abdel Fattah al-Burhane, chef des Forces armées soudanaises, pour participer à l'Assemblée générale des Nations unies a provoqué la colère de certains alliés de Washington et de l'organisation elle-même. Cette décision intervient dans un contexte de tensions diplomatiques autour de la crise soudanaise. Par ailleurs, au terme du troisième « straw poll » tenu au sein du Conseil de sécurité le vendredi 18 septembre, l'ex-président sénégalais a accusé un net recul dans la course à la succession d'António Guterres, selon les informations rapportées par Jeune Afrique. Ce recul reflète les difficultés des candidats africains à obtenir le soutien nécessaire dans un processus marqué par des dynamiques de pouvoir établies.

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