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Société

Kinshasa : de faux agents du ministère des Transports accusés d'extorsion sur la route

Des individus en civil se réclamant du ministère provincial des Transports interpellent violemment motocyclistes et automobilistes sur le boulevard du 30 Juin et d'autres axes de Kinshasa depuis plusieurs semaines, exigeant des amendes sans quittance, selon Radio Okapi.

Par Rédacteur NIE

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Kinshasa : de faux agents du ministère des Transports accusés d'extorsion sur la route
Photo d'illustration© User:Oasisk, Wikimedia Commons (CC BY 2.5)

Des interpellations violentes en pleine circulation

Sur le boulevard du 30 Juin et plusieurs grands axes de Kinshasa, des individus se réclamant du ministère provincial des Transports interpellent violemment les motocyclistes et automobilistes en pleine circulation depuis plusieurs semaines, rapporte Radio Okapi dans son édition du mardi 8 septembre. Habillés en tenue civile, ces agents surgissent sur la chaussée, agrippent les guidons des motos ou les volants des véhicules en mouvement et exigent le paiement d'amendes forfaitaires sans délivrance de quittance.

Selon des témoignages concordants recueillis le 8 septembre auprès de conducteurs et de passagers, cette pratique crée des risques d'accidents pour les usagers et alimente un réseau d'extorsion dont les recettes échappent au Trésor public. Les personnes se présentant comme des agents du ministère provincial des Transports aborderaient les conducteurs par surprise, se placeraient au milieu de la chaussée avant de s'agripper aux motos ou aux véhicules pour les arrêter. Ces manœuvres peuvent provoquer la chute de passagers ou contraindre les conducteurs à effectuer des écarts brusques pour éviter un accident.

Des sommes exigées sans quittance

Les sommes réclamées varient, selon les témoins, entre 20 000 et 50 000 francs congolais. Elles seraient payées en espèces, sans remise de quittance ou d'un autre document justificatif. Un conducteur de taxi-moto témoigne des risques encourus au quotidien, affirmant avoir échappé à la mort : « Tu roules tranquillement avec ton client, soudain quelqu'un attrape ton guidon. On a failli être écrasés par un bus. Ils disent qu'ils sont du ministère, mais ils veulent juste l'argent. Si tu donnes 20 000 ou 50 000 francs, ils te laissent partir sans aucune quittance. »

Appel aux autorités pour encadrer les contrôles

Les usagers de la route et les victimes directes de ces arrestations dénoncent la mise en danger de la vie d'autrui et l'absence de régulation administrative. Face à la multiplication de ces contrôles illégaux, les passagers expriment également leur exaspération. Carole, une habitante de la capitale, déclare : « C'est inadmissible. On peut traquer les infractions, mais pas en mettant la vie des citoyens en danger. Faudra-t-il qu'il y ait un mort sur le boulevard pour que les autorités encadrent ces contrôles ? » Les usagers de la route demandent une intervention des autorités urbaines et de la police de circulation routière pour mettre fin à ces méthodes d'interpellation et clarifier le statut de ces agents.

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