Société
Kinshasa : les activités de lavage et de réparation des véhicules et motos envahissent la chaussée et les trot
Le phénomène d'occupation anarchique de l'espace public par des activités informelles de lavage, de réparation et de vulcanisation des véhicules et motos s'intensifie à Kinshasa, notamment sur l'avenue de l'Abattoir dans la commune de Masina et le long du boulevard Lumumba, provoquant embouteillages
Par Rédacteur NIE
· 2 min de lecture

Sur l'avenue de l'Abattoir, dans la commune de Masina, les installations de fortune dédiées au lavage, à la réparation des véhicules et motos ainsi qu'à la vulcanisation des pneus occupent une bonne partie de l'espace disponible sur la chaussée, selon Actualite.cd. Les opérations de lavage se déroulent jusque sur la bande de circulation, où l'eau usée mélangée au sable forme une couche de boue et les jets d'eau provoquent des flaques sur le macadam, entraînant déchets plastiques vers un caniveau obstrué.
Rodrigue, habitant du quartier Petro-Congo dans la commune de Masina, déplore la prolifération de ces activités, estimant que les eaux déversées contribuent à la formation de mares dans plusieurs ruelles du quartier. Il raconte qu'un dimanche, un jet d'eau provenant d'un poste de lavage a atteint sa chemise blanche alors qu'il se rendait à l'église, le obligeant à rentrer chez lui pour changer de vêtement.
Une vendeuse travaillant dans une boutique située sur l'asphalte de l'avenue de l'Abattoir, qui a souhaité garder l'anonymat, souligne que l'occupation de la chaussée par les laveurs de vitres contribue aux embouteillages. Elle s'indigne de voir ces pratiques se poursuivre sous le regard, selon elle, complaisant de certains éléments de la Police nationale congolaise, affirmant que ces derniers laissent faire malgré les désagréments causés aux passants.
Le long du boulevard Lumumba, artère principale reliant l'aéroport international de N'djili au centre de Kinshasa, les trottoirs sont progressivement accaparés par les motos, les compresseurs d'air et les pneus entreposés aux abords des routes. Les stations de gonflage de pneus fonctionnent à longueur de journée et parfois tard dans la soirée, émettant des fumées noires et des bruits de moteurs vrombissants au-dessus de la chaussée.
Selon plusieurs sources citées par Actualite.cd, certains exploitants de stations de gonflage, de car-wash et d'ateliers de réparation verseraient des pots-de-vin à des policiers afin de pouvoir poursuivre leurs activités sur des espaces qui ne leur sont pas destinés. Pour l'heure, aucune mesure de régulation visible n'a été constatée sur les sites observés.
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