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Société

Kindu : plus de vingt mille habitants d'un quartier sans eau potable

Le quartier Bloc aéro, dans la commune de Kasuku, n'a ni eau potable, ni centre de santé, ni école publique depuis sa création. Les habitants s'alimentent à des puits de surface non aménagés.

Par Rédacteur en chef · Rédacteur en chef

· Mis à jour le · 1 min de lecture

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Une femme accroupie remplit des bidons jaunes avec une cuvette en puisant l'eau d'une source non aménagée creusée à même la terre, entourée de personnes debout au bord du trou.
Une source d'eau non aménagée en RDC, où les familles puisent l'eau de consommation à la cuvette. Photo d'archives.© Sadiki Abubakar / Radio Okapi

Plus de vingt mille personnes du quartier Bloc aéro, dans la commune de Kasuku à Kindu, chef-lieu du Maniema, vivent sans accès à l'eau potable, sans centre de santé et sans école publique depuis la création du quartier.

Deux à trois kilomètres pour de l'eau

Les habitants s'alimentent à des puits de surface non aménagés. Le chef de bloc, Abedi Mutupeke Emmanuel, déclare : « Nos femmes quittent d'ici pour aller à 2 ou 3 kilomètres pour trouver de l'eau potable. » Il souligne que l'eau des puits « crée des maladies hydriques liées à l'eau non potable ».

Un infirmier d'une structure médicale privée du quartier confirme un afflux constant de patients présentant des pathologies liées à la qualité de l'eau.

Une colère déjà exprimée

Le 15 juillet, la population de Kindu avait manifesté contre la défaillance de la Société nationale d'électricité et de la Régie de distribution d'eau.

Ce que ce quartier rappelle

Un quartier de vingt mille habitants sans école publique ni centre de santé n'est pas un accident : c'est une urbanisation qui a devancé l'équipement, situation courante dans les villes congolaises en croissance rapide.

C'est aussi une illustration concrète de ce que le recensement annoncé pour juillet 2027 devrait permettre de mesurer. Aujourd'hui, le nombre d'habitants de ce quartier repose sur l'estimation d'un chef de bloc.

Sources : Radio Okapi et Congo Quotidien.

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