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Jeunesse malgache : doutes persistants un an après le soulèvement de 2025

Un an après la mobilisation du 25 septembre 2025 à Antananarivo qui a conduit à la chute d'Andry Rajoelina, des étudiants témoignent d'une amélioration de l'accès à l'eau et à l'électricité mais dénoncent la vétusté des infrastructures et l'absence de perspectives d'emploi, selon RFI Afrique.

Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

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Jeunesse malgache : doutes persistants un an après le soulèvement de 2025
Photo d'illustration© fanalana_azy, Wikimedia Commons (CC BY 2.0)

Des conditions de vie améliorées mais des infrastructures toujours vétustes

Le 25 septembre 2025, des centaines d'étudiants quittaient la cité universitaire d'Ankatso pour rejoindre la place d'Ambohijatovo dans le centre d'Antananarivo, rapporte RFI Afrique. Ils protestaient contre les coupures d'eau et d'électricité, la corruption et les restrictions à la liberté d'expression. Cette mobilisation a conduit, trois semaines plus tard, à la chute du régime d'Andry Rajoelina et à la prise de pouvoir par les militaires du Capsat, selon la même source.

Un an plus tard, le 24 septembre 2026, le reportage de RFI Afrique recueille le témoignage d'Octave Herinandrasana, étudiant résidant à Ankatso. Il affirme être fier d'avoir manifesté pour réclamer le changement. « Le positif ici, aujourd'hui, c'est qu'il n'y a plus tellement de coupures d'eau et d'électricité », déclare-t-il. Toutefois, il déplore la vétusté persistante des infrastructures : canaux d'évacuation dégageant de mauvaises odeurs, poussière, fenêtres non étanches. « Les rénovations ne sont faites qu'à moitié. Ils attendent de futures grèves pour continuer, ça a toujours été comme ça », ajoute-t-il.

L'inquiétude face aux débouchés professionnels

Marie-Laurence Andonirina, étudiante en économie, exprime un manque de confiance quant à l'avenir professionnel. « Je ne suis pas très confiante, surtout par rapport aux débouchés. Beaucoup d'étudiants ont des diplômes mais ne peuvent pas travailler après leurs études », alerte-t-elle auprès de RFI Afrique. Elle rapporte que l'idée de devoir partir à l'étranger est ancrée chez les étudiants, estimant que « Madagascar n'a pas d'avenir ».

Une concertation nationale jugée insuffisante

Elliot Randriamandrato, porte-parole du mouvement Gen Z, donne rendez-vous sur la place du 13-Mai, lieu symbolique investi le 12 octobre 2025 lors des événements, selon le reportage. Il indique avoir participé à de nombreuses réunions avec le gouvernement depuis un an. « On nous invite beaucoup pour les rencontres, mais il n'y a pas de réelle prise en compte », dénonce-t-il. Il réclame la tenue effective d'une concertation nationale dont les conclusions seraient réellement intégrées pour aboutir à une Constitution défendant la souveraineté citoyenne et locale, et garantissant que la voix des jeunes soit écoutée, « que ce ne soit pas juste une mascarade ».

Elliot Randriamandrato espère désormais que la Gen Z et la société civile sauront trouver un profil capable « d'incarner le changement » à la prochaine élection présidentielle, afin d'éviter à Madagascar « un éternel recommencement », conclut RFI Afrique.

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