Justice
Human Rights Watch accuse le M23 et l'armée rwandaise de détentions et recrutements forcés
Dans un rapport de 78 pages publié le 10 juin 2026, l'organisation documente des rafles au Nord et Sud-Kivu et de graves abus dans des camps d'entraînement, dont le recrutement d'enfants. Kigali rejette ces accusations.
Par Rédacteur en chef · Rédacteur en chef
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Un rapport de Human Rights Watch documente des détentions arbitraires et des recrutements forcés à grande échelle dans l'est de la RDC, attribués au M23 et à l'armée rwandaise.
Publié le 10 juin 2026 sous le titre « Death Was Everywhere », le document de 78 pages décrit des rafles et des arrestations massives au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, ainsi que de graves abus contre des détenus dans les camps d'entraînement de Rumangabo et Tshanzu, entre la mi-2024 et décembre 2025.
L'organisation documente des exécutions sommaires, des actes de torture, des coups, du travail forcé et le recrutement d'enfants soldats, dès l'âge de douze ans. D'anciens détenus évoquent des centaines de morts, peut-être davantage, du fait des conditions de détention, des passages à tabac et des exécutions. Human Rights Watch dit avoir interrogé 102 anciens détenus, et indique que des sources militaires, de renseignement et onusiennes confirment l'implication de forces rwandaises.
L'organisation appelle la CPI et les autorités judiciaires nationales à enquêter pour des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité présumés. Kigali rejette habituellement ce type d'accusations.
Sources : Human Rights Watch, Daily Sabah et Eurasia Review.
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