Société
Haut-Uélé : 10 000 déplacés sans assistance à Watsa et Wamba depuis mai
Environ 10 000 personnes déplacées par les attaques attribuées aux ADF dans les territoires de Watsa et Wamba, au Haut-Uélé, n'ont reçu aucune aide gouvernementale ni humanitaire depuis mai 2026, selon la société civile locale.
Par Rédacteur NIE
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Environ 10 000 personnes déplacées par les attaques attribuées aux ADF dans les territoires de Watsa et de Wamba, au Haut-Uélé, n'ont reçu aucune assistance depuis plus de trois mois. « Depuis plus de trois mois, aucune aide du Gouvernement ni des organisations humanitaires n'est parvenue dans ces zones », déclare Joseph Kalema, acteur de la société civile du territoire de Watsa, cité par Politico.cd.
Un exode qui dure depuis mai
Les déplacés proviennent des chefferies d'Andobi, de Kebo et de Mahaa. Les attaques y ont commencé en mai 2026 et se poursuivent, selon la même source. La semaine précédant l'alerte, un chef de groupement et ses neuf enfants ont été tués dans l'une de ces incursions. Les familles manquent de vivres, de soins de santé et de produits de première nécessité. Elles vivent dans des conditions décrites comme extrêmement difficiles, sans accès aux besoins de base ni moyens de subsistance. Elles demandent le rétablissement de la sécurité pour rentrer chez elles avant que l'année scolaire ne soit trop avancée.
Contexte sécuritaire et sanitaire
La progression des ADF vers le Haut-Uélé n'est pas nouvelle. Elle avait fait l'objet d'une alerte de chercheurs deux ans avant que le gouvernement n'adopte un plan régional couvrant cinq provinces, rapporte Politico.cd. Parallèlement, le Haut-Uélé est aujourd'hui la troisième province la plus touchée par l'épidémie d'Ebola, avec 222 cas confirmés et 97 décès au 30 août, et la complétude des rapports de surveillance y tombe à 36 %, selon l'article.
Précédent et analyse humanitaire
Le territoire de Watsa a déjà connu cette situation. En 2019, plus de 16 000 personnes fuyant les violences de l'Ituri y vivaient sans assistance. Sept ans plus tard, le même territoire accueille un nouvel exode dans les mêmes conditions. Cette absence de réponse n'est pas propre au Haut-Uélé. Le groupe de travail d'analyse de crises coordonné par les Nations unies relève, pour le deuxième trimestre 2026, que la couverture humanitaire reste nettement inférieure à l'ampleur des besoins dans plusieurs zones critiques. Les déficits les plus préoccupants concernent celles qui cumulent besoins élevés, accès difficile et faible présence opérationnelle. Son analyse ne couvre que le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et l'Ituri.
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