Aller au contenu
Citoyen du Ciel, Media International

Afrique

Guinée: un mois après le drame de la décharge de Conakry, le relogement des sinistrés s'organise

Un mois après l'effondrement de la décharge de Dar-es-Salaam à Conakry, qui a fait 36 morts, le gouvernement guinéen organise le relogement de près de 2 000 sinistrés hébergés dans des écoles, en leur attribuant 21 millions de francs guinéens par chef de famille, selon RFI.

Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

Partager
Guinée: un mois après le drame de la décharge de Conakry, le relogement des sinistrés s'organise
Photo d'illustration© GuillaumeG, Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

Un mois après l'effondrement de la décharge de Dar-es-Salaam à Conakry, qui a fait 36 morts, le gouvernement guinéen organise le relogement des sinistrés. Selon RFI, près de 2 000 personnes sont actuellement hébergées dans des écoles transformées en centres d'urgence. La rentrée des classes étant prévue le lundi 5 octobre, l'État doit libérer ces établissements.

Pour permettre aux sinistrés de louer un nouveau logement, le gouvernement octroie 21 millions de francs guinéens (équivalant à 2 100 euros) à chaque chef de famille. L'Agence nationale de gestion des urgences et des catastrophes humanitaires (Anguch) a distribué la première tranche de cette aide. La seconde tranche sera versée la semaine suivante, selon la même source.

Le directeur de l'Anguch, Lancei Touré, dresse un bilan positif de l'accueil dans les hébergements d'urgence, notamment grâce à un suivi médical de qualité. Il affirme que les victimes ont été scrupuleusement recensées par les autorités durant cette période. Selon lui, un travail rigoureux d'enregistrement a été mené en collaboration avec les services de l'assainissement du ministère de l'Habitat. Le ministère de l'Habitat aurait attribué un code à chaque concession, et l'Anguch aurait enregistré les propriétaires et les locataires de tous les bâtiments démolis. Ce recensement sert de base à la distribution de l'aide au relogement.

Néanmoins, le silence du gouvernement sur l'éventuelle indemnisation des propriétaires de biens détruits inquiète Mouctar Bah, initiateur du collectif « Dar-es-Salaam n'est pas une poubelle ». Il représente des habitants du quartier et affirme que sa propre concession a été détruite. Selon lui, il n'est pas précisé si les 21 millions de francs guinéens sont destinés aux concessionnaires ou aux locataires. Cette ambiguïté constitue, selon lui, une injustice potentielle envers les propriétaires, car indemniser un locataire avec le même montant qu'un concessionnaire serait inéquitable.

Une autre préoccupation concerne le délai : les déplacés auront-ils le temps de trouver un nouveau logement et d'inscrire leurs enfants à l'école avant la rentrée du 5 octobre ? Cette question reste posée par les sinistrés et leurs représentants, selon RFI.

Partager

À lire aussi