Politique
En Guinée, l'opposition appelle « les patriotes » à « mettre fin à la dictature de Mamadi Doumbouya »
L'opposition guinéenne, réunie au sein des Forces vives de Guinée, a appelé les patriotes à mettre fin à la dictature de Mamadi Doumbouya, selon Jeune Afrique et RFI Afrique, le 3 août 2026, jour du départ du président en Grèce pour ses congés annuels.
Par Rédacteur NIE
· 5 min de lecture

Appel de l'opposition contre le régime
Le collectif des Forces vives de Guinée (FVG), qui regroupe les principaux partis d'opposition et des organisations de la société civile, a déclaré solennellement lundi 3 août « rejeter » les institutions en place dans le pays, selon Jeune Afrique du 4 août 2026. Elles ont appelé « les patriotes guinéens » à « mettre fin à la dictature », selon la même source. Le communiqué a été publié le jour où le président guinéen, Mamadi Doumbouya, a quitté le pays pour se rendre en Grèce avec sa famille, « pour quelques jours de repos » dans le cadre de ses « congés annuels », selon un communiqué de son cabinet cité par Jeune Afrique. Les FVG estiment que « Mamadi Doumbouya et son clan gouvernent par la terreur, s'imposent par la répression, la violence et la corruption », selon Jeune Afrique du 4 août 2026. Elles dénoncent un régime caractérisé par des assassinats ciblés, des morts en détention, des disparitions forcées, des enlèvements et des actes de torture visant des leaders d'opinion, ainsi que le musellement de la presse et la dissolution arbitraire de dizaines de partis politiques parmi les plus représentatifs, selon la même source.
Contexte électoral et judiciaire contesté
Le général Doumbouya a été élu président pour un mandat de sept ans le 28 décembre 2025, malgré sa promesse initiale de rendre le pouvoir à des civils au terme d'une période de transition, selon Jeune Afrique du 4 août 2026. La mouvance du président et ses partis alliés ont ensuite remporté plus de 80 % des sièges du Parlement lors des législatives du 31 mai, selon la même source. Les FVG estiment que le prétendu référendum constitutionnel, les faux scrutins présidentiels, législatifs et communaux organisés en vase clos ne sauraient engager le peuple de Guinée, privé de l'exercice de son droit de choisir librement ses dirigeants, selon Jeune Afrique du 4 août 2026. Pour le collectif, ces simulacres d'élections ne visaient qu'à entériner une confiscation du pouvoir et à conférer une apparence de légitimité à un régime issu d'un coup d'État militaire, selon la même source. Les FVG ont déclaré lundi « solennellement » rejeter « toutes les institutions issues de ces processus frauduleux » et ont appelé « tous les patriotes guinéens » à « se joindre à elles pour mettre fin à la dictature, restaurer les libertés fondamentales et œuvrer à un retour effectif à l'ordre constitutionnel », selon Jeune Afrique du 4 août 2026.
Réactions et développements connexes
Lors du procès du massacre du 28-Septembre, un coup sévère a été porté à la justice, selon Jeune Afrique du 4 août 2026. Trois ONG ont déploré le même jour que l'espoir de justice pour les victimes du massacre du 28 septembre 2009 est terni par la grâce du principal responsable, le colonel Bienvenu Lamah, les acquittements et la remise en liberté de prévenus, deux ans après le verdict du premier procès de cette tuerie, selon la même source. Le tribunal de Dixinn avait le 31 juillet 2024 rendu les premières décisions dans cette affaire, déclarant coupables plusieurs hauts responsables guinéens pour leur responsabilité et leur implication dans les crimes contre l'humanité commis lors de ce massacre à Conakry, selon Jeune Afrique du 4 août 2026. À l'issue de ce premier procès historique, l'ex-dictateur Dadis Camara avait été condamné à vingt ans d'emprisonnement, avant d'être gracié fin mars 2025 par le président Doumbouya, selon la même source. Deux autres ex-responsables condamnés, Claude Pivi et Aboubacar Diakité dit Toumba, sont morts en détention respectivement le 6 janvier et le 25 mars 2026, selon Jeune Afrique du 4 août 2026. Un colonel de gendarmerie, Bienvenu Lamah, contre lequel le parquet avait requis dix ans de prison, a été relaxé fin juillet, selon la même source. La procédure contre trois autres prévenus a également été annulée pour vice de forme et les trois hommes remis en liberté, selon Jeune Afrique du 4 août 2026. Ces décisions sont défavorables aux parties civiles et portent un coup sévère au cours de la justice, dénonce la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), l'ONG guinéenne OGDH et l'Avipa, une association de victimes, dans un communiqué commun cité par Jeune Afrique du 4 août 2026. Selon elles, jamais le processus de justice [dans ce dossier] n'a paru aussi fragile, selon la même source. Le président de la FIDH, Alexis Deswaef, cité dans le communiqué, parle d'un véritable délitement des acquis du procès, selon Jeune Afrique du 4 août 2026. Par ailleurs, les trois organisations critiquent le processus d'indemnisation des victimes, dénonçant de nombreux dysfonctionnements, selon la même source. Elles appellent les autorités guinéennes à prendre des mesures urgentes pour rétablir l'intégrité du processus judiciaire, selon Jeune Afrique du 4 août 2026.
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