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La guerre est la pire des choses : Nicolas Kazadi défend son bilan budgétaire en temps de guerre et plaide pou

L'ancien ministre des Finances Nicolas Kazadi a défendu mercredi son bilan budgétaire durant l'offensive de l'AFC/M23 en 2024, affirmant avoir maintenu les dépenses de l'État malgré la guerre, et plaidé pour la paix afin de permettre un recentrage sur le développement économique, selon Actualite.cd.

Par Rédacteur NIE

· 3 min de lecture

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La guerre est la pire des choses : Nicolas Kazadi défend son bilan budgétaire en temps de guerre et plaide pour la paix
Photo d'illustration© Justin Makangara / European Union, 2023 / EC - Audiovisual Service, Wikimedia Commons (CC BY 4.0)

Nicolas Kazadi, ancien ministre des Finances de la République démocratique du Congo, est revenu mercredi sur sa gestion budgétaire durant l'avancée de l'AFC/M23 dans l'Est du pays en 2024, période pendant laquelle il occupait encore ce poste, selon Actualite.cd. Il s'exprimait lors d'un Space live organisé par Stanis Bujakera Tshiamala.

Interrogé sur la manière dont il avait géré les finances publiques en pleine offensive rebelle, Nicolas Kazadi affirme avoir contenu la menace « du mieux qu'il pouvait », reconnaissant la difficulté particulière d'exercer la fonction de ministre des Finances en temps de guerre, sous une pression qu'il décrit comme considérable.

Il revendique néanmoins avoir maintenu, durant cette période, l'ensemble des grandes dépenses habituelles de l'État, comme si le pays n'était pas en guerre : le paiement régulier des salaires, un niveau d'investissement public qu'il qualifie d'exceptionnel dans l'histoire récente, l'organisation des Jeux de la Francophonie, ainsi que la tenue des élections sur financement propre.

Selon lui, ces résultats sont remarquables compte tenu du contexte de guerre. Il considère qu'ils démontrent la capacité de l'État à préserver ses fonctions essentielles malgré les défis sécuritaires.

Interrogé sur la capacité financière du pays à soutenir un effort de guerre prolongé sans sacrifier les autres secteurs, alors que les processus de Washington et de Doha peinent à améliorer durablement la situation sécuritaire dans l'Est, l'ancien argentier de l'État répond sans détour qu'il ne souhaite pas une telle prolongation, même dans l'hypothèse où les moyens existeraient.

Il établit un lien direct avec le constat sur le faible ressenti populaire des progrès économiques : selon lui, il est illusoire d'espérer une amélioration tangible du quotidien des Congolais tant que le pays continue de mobiliser des ressources considérables dans un conflit qu'il juge évitable.

Il qualifie la guerre de « pire des choses », rappelant l'ampleur des défis structurels auxquels le pays doit déjà faire face, pauvreté, déficit d'infrastructures, pour justifier qu'aucun acteur raisonnable ne puisse souhaiter la poursuite du conflit.

Il affirme à ce titre soutenir pleinement la signature de l'accord de Washington ainsi que celui conclu avec le Rwanda, exprimant le vœu que ces processus produisent enfin des résultats concrets.

Pour Kazadi, le véritable enjeu du pays demeure le développement économique : une paix durable permettrait, selon lui, de recentrer l'attention sur les enjeux économiques tout en donnant au pays les moyens de se doter d'une armée véritablement dissuasive, capable de prévenir toute nouvelle agression.

Il conclut en exprimant sa confiance dans la capacité du Chef de l'État à mener à bien ces accords.

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