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Afrique

Le Ghana vise l'interdiction des exportations de matières premières d'ici à 2030

economie

Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

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Le Ghana vise l'interdiction des exportations de matières premières d'ici à 2030
Photo d'illustration© King Bangaba, Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

Lors du sommet Afrique du Financial Times à Londres, le président ghanéen John Dramani Mahama a annoncé mercredi 21 octobre son objectif d'interdire les exportations de matières premières d'ici à 2030 pour développer la transformation locale. IMAGE : Ghana minerais transformation

Selon RFI, le président ghanéen John Dramani Mahama a formulé cette annonce mercredi 21 octobre à l'occasion du sommet Afrique du Financial Times qui se tient à Londres. Il a exprimé la volonté de son pays de changer de stratégie en cessant d'exporter des ressources brutes pour les transformer sur place.

Objectifs : minerais, or et cacao

Le chef de l'État a cité la bauxite, le manganèse, le lithium et le fer comme priorités pour la transformation locale, afin de créer des emplois et de retenir davantage de richesse au Ghana. Le pays a déjà interdit les exportations de ferraille et de métaux non ferreux. Pour l'or, dont le Ghana est le premier producteur africain, Accra souhaite développer le raffinage national pour capter plus de valeur ajoutée.

Concernant le cacao, autre pilier de l'économie, l'objectif affiché est de transformer sur place au moins une fève sur deux, contre 30 % à 40 % actuellement. Cette ambition intervient alors que la filière traverse une grave crise financière, rapporte RFI.

Défis industriels et portée régionale

Le gouvernement prévoit de moderniser la filière aluminium, de développer la sidérurgie et de fabriquer davantage de produits semi-finis et finis pour faire de la transformation un moteur d'industrialisation. Toutefois, la réalisation de cet objectif suppose de disposer des capacités industrielles nécessaires, ce qui constitue un défi majeur.

Dans ses déclarations, John Dramani Mahama a également estimé que l'Afrique ne capte encore qu'une part limitée de la richesse générée par la valorisation industrielle de ses ressources naturelles, malgré leur abondance. Par ailleurs, interrogé sur la présence russe au Sahel, il a déclaré ne pas être inquiet, considérant que toute personne engagée dans la lutte contre le terrorisme est la bienvenue dans la région.

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