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Ghana : recrutement de 1 200 agents antidrogue après une saisie de cocaïne à Dunkerque

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Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

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Ghana : recrutement de 1 200 agents antidrogue après une saisie de cocaïne à Dunkerque
Photo d'illustration© U.S. Department of Defense photo by Senior Airman Jan Valle, Wikimedia Commons (Public domain)

Selon RFI, six suspects dont quatre douaniers ont comparu jeudi à Accra dans l'enquête sur 3,9 tonnes de cocaïne saisies le 10 septembre à Dunkerque. Le président John Mahama a autorisé le recrutement de 1 200 agents pour l'agence antidrogue NACOC. IMAGE : port de Tema, Ghana douanes, NACOC, cocaïne saisie

Six personnes ont comparu jeudi devant un tribunal d'Accra dans le cadre de l'enquête sur la saisie de près de 3,9 tonnes de cocaïne effectuée le 10 septembre à Dunkerque, en France, rapporte RFI. La drogue était dissimulée dans 167 ballots à l'intérieur d'un conteneur de déchets plastiques parti du port ghanéen de Tema. Parmi les prévenus figurent l'homme chargé de l'expédition, le propriétaire présumé de la marchandise et quatre agents des douanes ghanéennes. Ils sont poursuivis pour exportation illégale de stupéfiants et, pour les douaniers, pour avoir facilité le départ des conteneurs.

Saisie à Dunkerque et anomalies aux scanners

Selon l'accusation citée par RFI, les images des scanners du port de Tema montraient des anomalies sur les conteneurs concernés. Malgré ces signes, les conteneurs ont quitté le port sans faire l'objet d'une inspection physique supplémentaire. Les avocats des six prévenus affirment que leurs clients ont coopéré avec les enquêteurs. Ils ont renouvelé jeudi leur demande de remise en liberté, qui avait été refusée lors de la première comparution. Le tribunal doit se prononcer sur cette demande mardi 29 septembre.

Failles portuaires et réintégration de la NACOC

James Agalga, chef de la majorité parlementaire, a souligné que cette affaire remet en lumière une décision de 2018. Selon lui, l'agence antidrogue ghanéenne (NACOC) avait été exclue des inspections physiques systématiques des conteneurs à cette époque. « L'exclusion de la NACOC porte une part de responsabilité dans cette affaire », estime-t-il, s'interrogeant sur les motivations de cette décision et sur d'éventuels conflits de prérogatives entre services de sécurité. La NACOC a depuis été réintégrée et participe désormais aux inspections conjointes dans les ports.

Mesures annoncées et suite judiciaire

Face aux failles présumées dans les contrôles portuaires, James Agalga a annoncé que le président John Mahama a autorisé le recrutement de 1 200 agents supplémentaires pour la NACOC. La mise en place d'une juridiction spécialisée dans les affaires de drogue a également été annoncée. La prochaine étape judiciaire est fixée au mardi 29 septembre pour la décision sur la remise en liberté des six prévenus.

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