Afrique
Fuite de pétrole majeure au champ d'Agadem au Niger
Une éruption de pétrole et de gaz dure depuis le 25 septembre au puits Goumeri W8 du bloc d'Agadem, exploité par CNPC Niger Petroleum. Le ministère du Pétrole qualifie l'incident de gravité exceptionnelle et indique une containment partielle au 12 octobre.
Par Rédacteur NIE
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Selon Jeune Afrique, une éruption de pétrole brut et de gaz secoue le nord-est du Niger depuis le 25 septembre. Le ministère nigérien du Pétrole a publié un communiqué le 12 octobre, lu à la télévision nationale, pour alerter sur un incident environnemental d'une « gravité exceptionnelle ». L'événement se produit au niveau du puits Goumeri W8, situé sur le bloc pétrolier d'Agadem, à environ 1 700 km de Niamey. Le site est exploité par la société CNPC Niger Petroleum S.A, filiale locale de la multinationale chinoise China National Petroleum Corporation (CNPC).
Une plateforme fortement dégradée
Le communiqué décrit une « projection d'importantes quantités de pétrole brut et de gaz à plus de 10 mètres de hauteur ». Des images diffusées au journal télévisé montrent du pétrole jaillissant et une marée noire ruisselant sur des centaines de mètres. Au 12 octobre, la situation est « partiellement contenue, mais pas totalement maîtrisée », selon les autorités. La plateforme concernée, partagée avec les puits Goumeri W3 et Goumeri W4, est « fortement dégradée ». L'intégrité de ces deux puits voisins est « compromise ». Le ministère précise qu'aucun mort n'est à déplorer, mais deux employés ont été hospitalisés pour des blessures. Les causes de l'incident « ne sont pas encore totalement établies », la « piste criminelle ou terroriste » ayant été écartée.
Mesures conservatoires et enquête indépendante
Le gouvernement a annoncé la prise de « mesures conservatoires » visant la prévention de tout incendie, la limitation des dommages environnementaux et la sécurisation des puits voisins. Une « enquête indépendante » sur les causes et les responsabilités a été ouverte avec « le concours de l'expertise algérienne ». La semaine précédente, le Groupe de réflexion et d'action sur les industries extractives au Niger (GREN) avait exprimé son inquiétude face aux « risques potentiels » de ces fuites pour les troupeaux, les pâturages, les sols et les ressources en eau.
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Contexte de production et d'insécurité
Le Niger produit du pétrole depuis 2011. La production actuelle s'élève à 20 000 barils par jour de pétrole raffiné et 90 000 barils de brut extraits dans l'Agadem. Le pays est dirigé par une junte depuis un coup d'État en 2023. Un groupe armé hostile au régime militaire mène des attaques sporadiques contre l'oléoduc long de 2 000 km qui achemine le brut nigérien vers le Bénin.
À vérifier : L'article repose uniquement sur le reportage de Jeune Afrique citant le communiqué du ministère du Pétrole du 12 octobre. Il manque une confirmation indépendante de l'étendue de la pollution (sols, nappes phréatiques, pâturages) et du calendrier précis de la maîtrise totale de la fuite. L'avancement de l'enquête « avec le concours de l'expertise algérienne » et les conclusions du GREN sur l'impact environnemental réel restent à suivreFuite de pétrole majeure au champ d'Agadem au Niger RUBRIQUE : afrique Une éruption de pétrole et de gaz dure depuis le 25 septembre au puits Goumeri W8 du bloc d'Agadem, exploité par CNPC Niger Petroleum. Le ministère du Pétrole qualifie l'incident de gravité exceptionnelle et indique une containment partielle au 12 octobre. IMAGE : Niger champ d'Agadem puits Goumeri CNPC
Selon Jeune Afrique, une éruption de pétrole brut et de gaz secoue le nord-est du Niger depuis le 25 septembre. Le ministère nigérien du Pétrole a publié un communiqué le 12 octobre, lu à la télévision nationale, pour alerter sur un incident environnemental d'une « gravité exceptionnelle ». L'événement se produit au niveau du puits Goumeri W8, situé sur le bloc pétrolier d'Agadem, à environ 1 700 km de Niamey. Le site est exploité par la société CNPC Niger Petroleum S.A, filiale locale de la multinationale chinoise China National Petroleum Corporation (CNPC).
Une plateforme fortement dégradée
Le communiqué décrit une « projection d'importantes quantités de pétrole brut et de gaz à plus de 10 mètres de hauteur ». Des images diffusées au journal télévisé montrent du pétrole jaillissant et une marée noire ruisselant sur des centaines de mètres. Au 12 octobre, la situation est « partiellement contenue, mais pas totalement maîtrisée », selon les autorités. La plateforme concernée, partagée avec les puits Goumeri W3 et Goumeri W4, est « fortement dégradée ». L'intégrité de ces deux puits voisins est « compromise ». Le ministère précise qu'aucun mort n'est à déplorer, mais deux employés ont été hospitalisés pour des blessures. Les causes de l'incident « ne sont pas encore totalement établies », la « piste criminelle ou terroriste » ayant été écartée.
Mesures conservatoires et enquête indépendante
Le gouvernement a annoncé la prise de « mesures conservatoires » visant la prévention de tout incendie, la limitation des dommages environnementaux et la sécurisation des puits voisins. Une « enquête indépendante » sur les causes et les responsabilités a été ouverte avec « le concours de l'expertise algérienne ». La semaine précédente, le Groupe de réflexion et d'action sur les industries extractives au Niger (GREN) avait exprimé son inquiétude face aux « risques potentiels » de ces fuites pour les troupeaux, les pâturages, les sols et les ressources en eau.
Contexte de production et d'insécurité
Le Niger produit du pétrole depuis 2011. La production actuelle s'élève à 20 000 barils par jour de pétrole raffiné et 90 000 barils de brut extraits dans l'Agadem. Le pays est dirigé par une junte depuis un coup d'État en 2023. Un groupe armé hostile au régime militaire mène des attaques sporadiques contre l'oléoduc long de 2 000 km qui achemine le brut nigérien vers le Bénin.
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