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RDC

Le FRN s'oppose au renouvellement de la MONUSCO et alerte sur la situation à l'est

Le Front pour la refondation de la nation a rencontré le chef de la MONUSCO James Swan à Goma. Le mouvement conteste le renouvellement du mandat onusien et dénonce des attaques des forces gouvernementales dans l'est, selon son vice-président Bertrand Bisimwa.

Par Rédacteur NIE

· 3 min de lecture

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Le FRN s'oppose au renouvellement de la MONUSCO et alerte sur la situation à l'est
Photo d'illustration© MONUSCO/Clara Padovan, Wikimedia Commons (CC BY-SA 2.0)

Rencontre à Goma et position sur la MONUSCO

Le Front pour la refondation de la nation (FRN), présidé par Joseph Kabila, a tenu une rencontre avec le chef de la Mission de l'organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), James Swan, à Goma, selon Actualite.cd. L'ancien chef de l'État était accompagné de Corneille Nangaa et de Bertrand Bisimwa, vice-présidents du mouvement, ainsi que de Moïse Nyarugabo et d'officiers dont le colonel Imani Nzenze, indique la même source.

D'après le compte rendu présenté par Bertrand Bisimwa, les échanges ont porté sur la présentation du nouveau front, les négociations de Doha, le renouvellement du mandat de la MONUSCO, le projet de changement de Constitution et la situation militaire dans l'est du pays. Sur la question du mandat onusien, le FRN aurait souhaité qu'il ne soit pas reconduit et que la mission poursuive son retrait, qualifiant son bilan d'« échec total », rapporte Actualite.cd en citant Bertrand Bisimwa. Le mouvement distingue toutefois cette position du rôle logistique attribué à la MONUSCO dans le cadre des arrangements de Doha pour soutenir le mécanisme de vérification du cessez-le-feu. Le FRN conteste que cet appui puisse justifier un redéploiement de la mission au Sud-Kivu. Bertrand Bisimwa affirme ne pas en voir l'utilité dans les zones contrôlées par son mouvement, qu'il présente comme stabilisées, précise la source.

Processus de Doha et Constitution

Concernant le processus de paix de Doha, Bertrand Bisimwa a assuré que le nouveau front avait repris les engagements antérieurs de l'AFC/M23, affirmant qu'il en avait hérité « de l'actif et du passif », selon Actualite.cd. Le FRN a par ailleurs demandé aux Nations unies d'intervenir auprès du président Félix Tshisekedi concernant ses intentions de changer la Constitution. D'après Bertrand Bisimwa, la Déclaration de principes, l'accord-cadre et les protocoles conclus à Doha reposent sur la Constitution actuelle. « Tout le processus de paix de Doha va tout simplement s'effondrer » si celle-ci est modifiée, a-t-il affirmé, cette conséquence étant avancée par le FRN.

Accusations militaires et situation à Minembwe

Sur le terrain militaire, Bertrand Bisimwa a accusé les forces gouvernementales et leurs alliés de reprendre des attaques sur plusieurs lignes de front et d'ouvrir de nouvelles zones de tension, selon Actualite.cd. Il a notamment évoqué les secteurs de Katogota et Lufungi, Mwenga et Kasika, Shabunda, Bunyakiri, Walikale, Pinga, Lubero, Minembwe, Masisi et Kalehe. Il a dénoncé des opérations impliquant, selon lui, des drones et des troupes au sol, ainsi que la participation des Wazalendo, de l'armée burundaise et de mercenaires aux côtés des forces congolaises.

Concernant Minembwe, le vice-président du FRN a affirmé qu'un blocus rétabli depuis environ un mois empêchait l'accès à la nourriture et aux médicaments. Il a fait état de morts et de blessés à la suite de bombardements, sans fournir de bilan chiffré, rapporte la source. Le FRN a demandé à James Swan de transmettre ses préoccupations au Conseil de sécurité et à la communauté internationale, ainsi que de contribuer à faire cesser les attaques qu'il attribue à Kinshasa.

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