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RDC

La Fondation Bill Clinton pour la paix alerte sur la surpopulation à la prison militaire de Ndolo

justice

Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

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La Fondation Bill Clinton pour la paix alerte sur la surpopulation à la prison militaire de Ndolo
Photo d'illustration© MONUSCO Photos, Wikimedia Commons (CC BY-SA 2.0)

La Fondation Bill Clinton pour la paix dénonce une surpopulation critique à la prison militaire de Ndolo à Kinshasa, avec plus de 2 600 détenus pour 660 places, et signale des entraves lors d'une visite, selon Radio Okapi. prison militaire Ndolo, Kinshasa

La Fondation Bill Clinton pour la paix (FBCP) tire la sonnette d'alarme sur les conditions de détention à la prison militaire de Ndolo, à Kinshasa. Dans un communiqué publié le 30 octobre et exploité le lundi 2 novembre par Radio Okapi, l'organisation appelle les autorités congolaises à prendre des mesures urgentes pour désengorger cet établissement.

Surpopulation et capacité d'accueil

Selon la FBCP, la prison militaire de Ndolo accueille actuellement plus de 2 600 détenus pour une capacité d'accueil évaluée à 660 places. L'organisation considère que cet établissement devrait être intégré aux mesures de désengorgement carcéral engagées dans le pays. Elle souligne notamment le contexte de la suspension des transferts vers la prison centrale de Makala.

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Détentions signalées et allégations de disparitions

Dans son communiqué, l'ONG attire l'attention sur les situations de Norbert Luyeye, président de l'Union républicaine, et du général Justin Kalekuzi Songambele. Selon la FBCP, Norbert Luyeye est détenu depuis novembre 2024 et le général Justin Kalekuzi Songambele depuis mai 2019. L'organisation affirme par ailleurs que le dossier judiciaire du général aurait disparu des archives de la Cour de cassation. La FBCP demande la libération de ces deux personnes, estimant que leurs dossiers devraient être réexaminés conformément aux dispositions constitutionnelles et légales en vigueur.

Entraves lors d'une visite et demandes aux autorités

La Fondation dénonce également ce qu'elle présente comme des actes de harcèlement à l'encontre de son président, Emmanuel Adu Cole, lors d'une visite effectuée à la prison militaire de Ndolo. Selon l'organisation, ce dernier aurait été contraint de mettre fin prématurément à sa visite et son appareil d'enregistrement aurait été confisqué par les agents présents sur place.

Face à cette situation, la FBCP exhorte le ministre d'État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, à prendre des dispositions visant à réduire la surpopulation carcérale. Elle lui demande aussi de garantir le respect des droits des visiteurs, des avocats et des défenseurs des droits humains dans les établissements pénitentiaires.

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