Culture
Franco Luambo Makiadi : 37 ans après sa mort, son héritage musical reste vivant
Trente-sept ans après le décès de Luambo Makiadi Franco en Belgique, Radio Okapi souligne la permanence de son influence sur la rumba congolaise et les jeunes artistes.
Par Rédacteur NIE
· 3 min de lecture

Selon Radio Okapi, trente-sept ans se sont écoulés depuis la disparition de Luambo Makiadi Franco, survenue le 12 octobre 1989 en Belgique à l'âge de 51 ans. S'il était en vie, l'artiste aurait 88 ans. Figure majeure de la musique congolaise moderne, il est considéré comme le maître incontesté de la rumba et continue de marquer les générations.
Un parcours fondateur
Franco a dirigé l'orchestre Tout Puissant OK Jazz, fondé en 1956 avec plusieurs collaborateurs, dont des musiciens originaires du Congo-Brazzaville tels qu'Edo Nganga, De la Lune, Essous Jean-Serge, Daniel Loubelo, Saturnin Pandi et Célestin Kouka, rapporte Radio Okapi. À travers une œuvre prolifique, il a écrit certaines des plus belles pages de la musique moderne congolaise. Parmi ses compositions les plus emblématiques figure Mario, un titre qui a connu un succès international. Cette chanson a été revisitée par Fally Ipupa dans son album Formule 7, avec l'accord d'Yves Emongo Luambo, fils de Franco, et cette reprise a valu un disque d'or remis à la famille, selon la même source.
Une postérité entretenue
L'influence de Franco demeure perceptible dans la création musicale contemporaine. Plusieurs jeunes artistes s'inspirent encore de son répertoire pour enrichir leurs propres compositions, preuve de la modernité de son œuvre, note Radio Okapi. Le Tout Puissant OK Jazz est devenu une véritable école musicale ayant accueilli des artistes de renom tels que Sam Mangwana, Youlou Mabiala, Ntesa Dalienst, Kiese Diambu, Diatho Lukoki, Wuta Mayi, Josky Kiambukuta, Madilu System, Aimé Kiwakana, Djo Mpoyi, Jerry Dialungana, Brazos, Makoso, Carlyto Lassa ou encore Lutumba Simaro. L'orchestre a joué un rôle majeur dans la structuration du paysage musical congolais et la promotion de talents au-delà des frontières.
À Kinshasa, le dancing-bar 1,2,3, situé dans la commune de Kasa-Vubu, a longtemps servi de siège au groupe. Franco vivait quant à lui sur la 12ᵉ rue de la commune de Limete jusqu'à son décès, précise Radio Okapi.
Commémoration discrète en 2026
Plusieurs initiatives ont été prises ces dernières années pour perpétuer sa mémoire. En 2021, son fils Yves Emongo Luambo a enregistré un pot-pourri en hommage à son père avec la participation de journalistes et chroniqueurs musicaux, notamment Mamie Ilela, Naty Lokole, Papy Mboma, Paty Ambroise, Joe Bangato, Gisèle Mfui et Jenny Lukusa. L'année suivante, en 2022, la ministre de la Culture, des Arts et du Patrimoine de l'époque, Katryn Kathungu Furah, avait déposé une gerbe de fleurs à la Place des Artistes, située à la Place de la Victoire dans le quartier Matonge à Kinshasa, où se dresse le monument érigé en mémoire de l'ancien leader de l'OK Jazz.
Pour ce 37ᵉ anniversaire de sa disparition, la commémoration se déroule dans un climat de recueillement, sans programme officiel annoncé. L'OK Jazz continue toutefois d'organiser quelques activités au dancing-bar 1,2,3 afin d'entretenir le souvenir de cette légende, selon Radio Okapi. Après son décès, la dépouille de Franco avait été rapatriée au Zaïre avant son inhumation au cimetière de la Gombe, à Kinshasa. Plus de trois décennies après, son héritage musical demeure vivant, faisant de lui l'une des figures les plus marquantes de la culture congolaise.
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