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Le FLN, matrice de l'Algérie indépendante selon RFI

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Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

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Le FLN, matrice de l'Algérie indépendante selon RFI
Photo d'illustration© Unknown authorUnknown author, Wikimedia Commons (Public domain)

RFI Afrique consacre un épisode de sa série « Afrique, mémoires d'un continent » au Front de libération nationale, de sa création en 1954 à son rôle de parti dominant après l'indépendance de 1962. Algérie FLN, Guerre d'Algérie, Indépendance Algérie

Selon RFI Afrique, le Front de libération nationale (FLN) ne surgit pas du néant le 1er novembre 1954. La chaîne publique française rapporte que le mouvement s'inscrit dans une longue histoire de résistances à la colonisation française et dans la montée du nationalisme algérien au XXe siècle. Des figures comme Messali Hadj et Ferhat Abbas auraient préparé le terrain politique. En 1954, le Comité révolutionnaire d'unité et d'action (CRUA) puis le « groupe des 22 » accélèrent le passage à l'action armée, marquant l'entrée officielle du FLN sur la scène politique et militaire.

Huit années de guerre et de structuration

De 1954 à 1962, selon le résumé diffusé par RFI Afrique, le FLN devient bien plus qu'un mouvement insurrectionnel. Il organise ses combattants, structure le territoire en wilayas, développe une diplomatie internationale et se dote d'institutions politiques. Le congrès de la Soummam en 1956, la bataille d'Alger, puis la création du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) en 1958 illustrent cette montée en puissance. Face à la France, le mouvement finit par s'imposer comme l'interlocuteur central des négociations qui conduisent aux accords d'Évian.

De l'indépendance à l'héritage politique

L'indépendance de 1962 ouvre une nouvelle période, rapporte RFI Afrique. Le FLN passe du statut de mouvement de libération à celui de force dominante du nouvel État algérien. Les rivalités entre figures de la révolution, de Ben Bella à Boudiaf ou Boumédiène, montrent cependant que la victoire ne met pas fin aux divisions internes. Au-delà de l'exercice du pouvoir, le FLN laisse un héritage durable : une mémoire, un récit national et une légitimité révolutionnaire qui continuent de structurer l'histoire politique algérienne, selon l'analyse proposée dans le podcast.

L'épisode s'appuie sur plusieurs ouvrages historiques, cite RFI Afrique : « Histoire de l'Algérie coloniale (1830-1954) » de Benjamin Stora, « Le financement du FLN pendant la guerre d'Algérie 1954-1962 » d'Emmanuelle Colin-Janvoine et Stéphanie Derozier, ainsi que des travaux de Malika Rahal et Vincent Jacquet. Des témoignages d'acteurs et d'historiens, dont Ahmed Ben Bella, Ferhat Abbas, Mohamed Boudiaf, Houari Boumédiène, Mohammed Harbi, Louisette Ighilahriz, Benjamin Stora, François Mitterrand et Charles de Gaulle, sont également annoncés.

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