Culture
Femua 2026 à Abidjan : Roseline Layo, artiste engagée contre les violences conjugales
La chanteuse ivoirienne Roseline Layo s'est produite au Femua d'avril 2026 à Abidjan. Elle y défend les femmes victimes de violences et prône la solidarité, selon RFI.
Par Rédacteur NIE
· 3 min de lecture

Une artiste ancrée dans ses origines
Le festival des musiques urbaines d'Anoumabo (Femua) s'est tenu en avril 2026 à Abidjan, capitale économique de la Côte d'Ivoire, rapporte RFI Afrique dans son émission « Les pépites musicales de RFI » datée du 12 septembre 2026. Créé et porté par le groupe Magic System, cet événement lie musique et développement. La chanteuse Roseline Layo, surnommée « la diva de Man » et « la voix des sans-voix », y a été mise à l'honneur.
Originaire de Man, dans l'ouest du pays, quartier Domoraud, Roseline Layo raconte avoir chanté dès l'enfance au bord du puits familial. « Le souvenir qui me revient maintenant, c'est lorsque j'étais à la maison au bord de notre puits. Voilà, je m'asseyais là-bas le soir et je chantais encore et encore. Et les passants me disaient : "Toi, tu chantes bien, tu vas aller loin, continue comme ça. C'est ce souvenir que je garde » », cite RFI. Elle a grandi dans la chorale de l'école et de l'église, influencée par le gospel ivoirien et notamment l'artiste O'Neal Mala, « le pape de la musique chrétienne et du gospel en Côte d'Ivoire », précise la source. « À ce moment-là, j'écoutais beaucoup O'Neal Mala. Il faut dire que dans ma famille tout le monde chante et mon grand frère avait acheté tous les disques d'O'Neal Mala. C'est primordial, c'est la base, Dieu est la base de ma vie », déclare-t-elle.
Engagement contre les violences faites aux femmes
Devenue une star en Côte d'Ivoire et au-delà, Roseline Layo affirme garder ses valeurs et son intégrité pour « défendre et faire entendre les voix des sans-voix ». Elle cible particulièrement les hommes violents : « On n'a pas le droit de taper la femme quand cela ne va pas. Si on est dans une relation, c'est tout le temps des disputes, on se sépare avant que cela n'arrive aux mains, aux coups. On ne doit pas la frapper jusqu'à ce qu'elle soit au bout de sa vie ou même à la porte de la mort. Franchement, cette injustice, je la punis avec la dernière énergie », cite RFI.
Message de solidarité et d'espoir
L'artiste se compare aux griottes de la sous-région par sa capacité à se faire entendre et respecter. Elle chante pour les célibataires qui « doivent garder espoir » et pour l'égalité entre les sexes. Elle souligne l'importance de l'entraide : « Ces derniers temps, ce qui me plaît, c'est que quand quelqu'un a un problème, automatiquement, ça devient le problème des autres. On voit cette solidarité pour pouvoir aider les autres. Dans la galère, on est ensemble et franchement, ça me plaît ! », rapporte la source.
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