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Fatou Bensouda témoigne des sanctions de l'administration Trump et de menaces à son domicile

JUSTICE

Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

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Fatou Bensouda témoigne des sanctions de l'administration Trump et de menaces à son domicile
Photo d'illustration© Wayamo Foundation, Wikimedia Commons (CC BY-SA 2.0)

L'ancienne procureure de la CPI raconte à Jeune Afrique avoir subi des sanctions américaines en 2020 et des intimidations aux Pays-Bas, dans un entretien publié le 24 octobre 2026. IMAGE : Cour pénale internationale, Pays-Bas, Fatou Bensouda

Sanctions américaines et intimidations aux Pays-Bas

Selon Jeune Afrique, Fatou Bensouda, ancienne procureure en chef de la Cour pénale internationale (CPI), déclare avoir été « traitée comme une criminelle ». L'entretien, publié le 24 octobre 2026, revient sur les pressions exercées durant son mandat. En 2020, sous le premier mandat de l'administration Trump, les États-Unis ont annulé son visa et gelé l'accès à ses comptes bancaires sur leur territoire, rapporte le magazine.

Par la suite, des inconnus se sont présentés à son domicile aux Pays-Bas, où siège la Cour. Face à ces événements, sa famille l'a pressée de démissionner, craignant pour sa sécurité. Fatou Bensouda affirme avoir « payé au prix fort les enquêtes qu'elle a » menées, la phrase étant coupée dans l'extrait fourni par la source.

Retraits africains et projet de cour sahélienne

L'article de Jeune Afrique situe ce témoignage dans un contexte plus large de tensions entre des États africains et la CPI. Après le Niger, le Mali et le Burkina Faso, le Tchad a annoncé à son tour son intention de quitter l'instance, officiellement motivée par le caractère « africano-centré » de la Cour, selon les informations rapportées par le média.

Près de six mois après le départ du Mali, du Burkina Faso et du Niger, ces trois pays peinent encore à concrétiser la Cour pénale sahélienne, censée constituer son pendant au sein de l'Alliance des États du Sahel (AES), indique Jeune Afrique.

Crise au bureau du procureur

Par ailleurs, le magazine évoque une crise interne récente à la CPI. Un avocat britannique, accusé d'avoir « engagé une relation sexuelle inappropriée » avec une employée, a été révoqué de ses fonctions le 24 juillet pour « faute lourde ». Cette sanction ouvre une nouvelle période de crise au sein de l'institution, divisée sur la procédure ayant conduit au renvoi de son procureur, précise la source.

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