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Éthiopie-Érythrée : l'escalade militaire au Tigré relance la question de l'accès à la mer Rouge

Des forces érythréennes ont franchi la frontière à Zalambesa le 6 octobre pour progresser vers Adigrat et Idaga Hamus, dans le nord de l'Éthiopie, quatre ans après la guerre du Tigré, selon Jeune Afrique.

Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

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Éthiopie-Érythrée : l'escalade militaire au Tigré relance la question de l'accès à la mer Rouge
Photo d'illustration© Rod Waddington from Kergunyah, Australia, Wikimedia Commons (CC BY-SA 2.0)

Une escalade militaire confirmée au Tigré

Selon Jeune Afrique, les armées de l'Éthiopie et de l'Érythrée, qui avaient combattu côte à côte lors de la guerre du Tigré, s'affrontent à nouveau dans le nord de l'Éthiopie. Le média rapporte que des forces érythréennes ont franchi la frontière au niveau de Zalambesa le 6 octobre, progressant en direction d'Adigrat puis d'Idaga Hamus. Jeune Afrique cite une source affirmant que « l'invasion totale de certaines régions du nord de l'Éthiopie par l'Érythrée est un fait établi (…) Il s'agit d'un acte d'agression flagrant qui engage le », la citation s'interrompt dans l'extrait consulté. Cette offensive survient après de violents affrontements survenus début août dans l'ouest du Tigré, ravivant le spectre d'une reprise de la guerre, selon la même source.

Contexte régional et positions internationales

L'analyse de Jeune Afrique souligne une recomposition des alliances régionales. Washington se rapprocherait d'Asmara en laissant expirer l'état d'urgence nationale décrété sur le nord de l'Éthiopie, une décision décrite comme stratégique mais controversée alors que le Tigré renoue avec la violence. Parallèlement, Le Caire tenterait de rassembler autour de lui les adversaires de l'Éthiopie, nouant une alliance avec l'Érythrée, le Soudan et la Somalie. La solidité de cette coalition et la réaction de Washington restent toutefois inconnues, précise le média.

L'accord de Pretoria mis à mal

L'accord de Pretoria de 2022, censé sceller la paix après deux ans de conflit au Tigré, « fait plus que vaciller » selon Jeune Afrique. L'article pose la question de savoir si l'accès à la mer Rouge constitue le véritable enjeu sous-jacent de cette nouvelle confrontation entre Abiy Ahmed et Issayas Afewerki. Le média présente cette hypothèse comme un décryptage à suivre, sans trancher sur la réalité des motivations stratégiques des deux dirigeants.

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