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Éthiopie-Érythrée : Abiy Ahmed menace de conséquences « très graves » en cas de soutien aux ennemis

Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a mis en garde, le 19 octobre 2026, contre des conséquences « très graves » si l'Érythrée sert de base à ses ennemis, dans un contexte de tensions croissantes et de rupture des relations diplomatiques, selon RFI.

Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

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Éthiopie-Érythrée : Abiy Ahmed menace de conséquences « très graves » en cas de soutien aux ennemis
Photo d'illustration© Office of the Prime Minister - Ethiopia, Wikimedia Commons (Public domain)

Un ultimatum lancé dans un climat de tension

Le 19 octobre 2026, le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a accordé une interview en tigrinya à une chaîne de télévision publique, rapporte RFI. Il y a averti que les conséquences seraient « très graves » si l'Érythrée « sert de base à nos ennemis ». Cette déclaration intervient après la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays en octobre 2026. Addis-Abeba accuse Asmara de soutenir le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), tandis que l'Érythrée accuse son voisin de vouloir prendre le port d'Assab, situé sur son territoire.

Proposition de partenariat et menaces

Lors de la même interview, Abiy Ahmed a estimé que « des relations de bon voisinage et un partenariat constituent la seule voie à suivre ». Il a longuement décrit la situation économique de l'Érythrée, affirmant que « l'exil et la misère sont devenus le lot quotidien du peuple érythréen », opposant cette situation à l'activité industrielle et commerciale d'avant l'indépendance de 1993. Il a ensuite répété sa menace : « Ignorer nos appels aura des conséquences très, très, très graves. »

Médiation russe et impasse du dialogue

La semaine précédente, la Russie s'est dite prête à jouer un rôle de médiateur et à offrir une plateforme de négociations en marge du Sommet Russie-Afrique prévu les 28 et 29 octobre 2026 à Moscou, selon RFI. Le dirigeant érythréen Isaias Afwerki et Abiy Ahmed y sont tous deux invités. Toutefois, le dialogue reste au point mort entre les deux États, ce qui inquiète la communauté internationale quant à la possibilité d'un nouveau conflit. Pour Kjetil Tronvoll, spécialiste de la Corne de l'Afrique à l'Université d'Oslo, cité par RFI, la proposition d'Abiy Ahmed est difficile à mettre en pratique car « il n'y a plus aucune confiance entre les deux gouvernements ». Il juge toutefois qu'il serait dans l'intérêt de l'Érythrée de s'associer à l'Éthiopie, par exemple en exploitant le port d'Assab aujourd'hui inutilisé.

Selon RFI, depuis plusieurs mois, l'Érythrée s'est alliée au TPLF contre le gouvernement fédéral éthiopien. Ces dernières semaines, des milliers de soldats érythréens seraient entrés en Éthiopie avant d'être repoussés par des frappes de drones.

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