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Les États-Unis financent une usine pilote de terres rares à Ampasindava

Le sous-secrétaire d'État américain Jacob Helberg a confirmé un financement de 4,8 millions de dollars via la DFC pour le projet de Harena Rare Earths à Ampasindava, dans le nord-ouest de Madagascar.

Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

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Les États-Unis financent une usine pilote de terres rares à Ampasindava
Photo d'illustration© Ariarymadachoix, Wikimedia Commons (CC0)

Financement et stratégie américaine

Selon RFI, le sous-secrétaire d'État américain aux Affaires économiques, Jacob Helberg, a confirmé il y a deux jours que les États-Unis allaient financer une usine pilote d'extraction de terres rares à Ampasindava, dans le nord-ouest de Madagascar. L'enveloppe, d'un montant de 4,8 millions de dollars, est versée par la Société américaine de financement du développement international (DFC) à l'entreprise britannique Harena Rare Earths. Le 8 octobre, cette dernière a obtenu des autorités malgaches un permis d'exploitation pour le site.

D'après le correspondant de RFI à Antananarivo, Guilhem Fabry, cet investissement s'inscrit dans une volonté de Washington de diversifier ses chaînes d'approvisionnement face à la Chine, de loin la première puissance mondiale dans l'extraction et le raffinage de terres rares. Les États-Unis sont déjà présents à Madagascar dans ce secteur via l'entreprise Energy Fuels, actionnaire du mégaprojet Vara Mada, situé dans la région de Tuléar, au sud-ouest du pays.

Caractéristiques du gisement et calendrier

Selon les estimations rapportées par RFI, le site d'Ampasindava abriterait 699 millions de tonnes d'argiles ioniques dont certains éléments sont très utiles à la fabrication d'aimants, utilisés dans d'innombrables technologies. L'investissement américain doit accompagner les prochaines étapes, notamment les études environnementales et sociales ainsi que la mise en place d'une usine pilote et d'un laboratoire. La mise en exploitation est espérée pour la fin 2028.

Opposition locale et contexte minier

RFI rapporte que depuis les années 2000, une succession de sociétés ont cherché à explorer le potentiel minier d'Ampasindava et se sont heurtées à de fortes contestations des communautés locales. Ces populations s'inquiètent des risques environnementaux et sanitaires liés à l'exploitation. Le soutien américain à ce projet intervient dans ce contexte de tensions récurrentes autour de l'acceptabilité sociale de l'activité minière dans la zone.

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