International
Les États-Unis exigent le retrait des troupes rwandaises de la RDC lors d'une session du Conseil de sécurité
L'ambassadeur américain Jeffrey Bartos a appelé le Rwanda à retirer ses troupes de la RDC et à cesser son soutien au M23, lors d'une session du Conseil de sécurité de l'ONU le 13 octobre 2026, selon Actualite.cd.
Par Rédacteur NIE
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Les États-Unis ont réaffirmé leur position sur la crise entre la République démocratique du Congo et le Rwanda lors d'une session du Conseil de sécurité de l'ONU consacrée à la région des Grands Lacs. Cette réunion s'est tenue le mardi 13 octobre 2026 sous la présidence de la Grèce, selon Actualite.cd.
Conditionnalité des progrès sur les FDLR
L'ambassadeur Jeffrey Bartos, représentant des États-Unis pour la gestion et la réforme des Nations unies, a déclaré que les avancées de la RDC concernant la neutralisation des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) doivent s'accompagner du respect par Kigali de ses engagements. « Les progrès réalisés en matière de neutralisation des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) doivent s'accompagner du respect par le Rwanda de ses propres obligations. Le Rwanda doit retirer immédiatement et sans condition ses troupes et son matériel militaire de la RDC et cesser tout soutien au M23 », a-t-il affirmé, cité par Actualite.cd. Le diplomate a précisé que le M23 a récemment changé de dénomination, dans un contexte de poursuite des hostilités dans l'Est de la RDC.
Menaces de sanctions et mécanisme de coordination
Au-delà des volets sécuritaires, les États-Unis ont averti qu'ils prendraient des mesures contre les acteurs entravant le processus de paix. « Les États-Unis continueront de prendre des mesures contre ceux qui entravent la paix, maltraitent les civils ou profitent de l'exploitation illégale des ressources naturelles de la RDC », a prévenu Jeffrey Bartos.
L'ambassadeur a également souligné l'importance de la conférence de planification d'octobre du Mécanisme conjoint de coordination en matière de sécurité. Il a estimé que cette rencontre devait permettre de définir des mesures concrètes pour garantir le respect des obligations issues des Accords de Washington par Kinshasa et Kigali. « La conférence de planification d'octobre du Mécanisme conjoint de coordination en matière de sécurité offre l'occasion de définir des mesures concrètes pour garantir que la RDC et le Rwanda respectent leurs obligations découlant des Accords de Washington. Nous encourageons vivement les deux parties à utiliser ce mécanisme pour échanger des informations et faire progresser les opérations convenues », a-t-il indiqué.
Contexte de l'accord et divergences persistantes
L'accord de paix signé à Washington sous l'égide des États-Unis prévoit la neutralisation des FDLR et le retrait des forces rwandaises du territoire congolais. En juin 2026, les États-Unis, par la voix de Massad Boulos, avaient déjà reconnu des difficultés dans l'application de l'accord et appelé les deux parties à respecter leurs engagements, rapporte Actualite.cd.
La persistance des violences et les accusations réciproques de violations du cessez-le-feu freinent le processus. Plus d'un an après la signature, Kinshasa a annoncé un protocole visant le désarmement, la démobilisation et le cantonnement des FDLR. Kigali conteste cette démarche, estimant que l'accord prévoit la neutralisation du groupe armé et non un protocole spécifique de désarmement, de démobilisation et de cantonnement. Kinshasa défend le désarmement volontaire comme moyen de neutraliser durablement les FDLR et de lever l'argument sécuritaire invoqué par Kigali pour justifier sa présence en RDC.
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