Politique
Élections 2028 : Nicolas Kazadi juge que le principal risque n'est pas financier
L'ancien ministre des Finances Nicolas Kazadi estime que le respect du calendrier électoral de 2028 en RDC ne bute pas d'abord sur l'argent, mais sur le temps et la sécurité, selon Politico.cd.
Par Rédacteur NIE
· Mis à jour le · 2 min de lecture

L'ancien ministre des Finances Nicolas Kazadi écarte l'hypothèse d'un report des élections de 2028 qui serait provoqué par un manque de ressources financières. Selon Politico.cd, qui rapporte ses propos, « ce n'est pas une question d'argent, mais de calendrier ».
D'après la même source, Nicolas Kazadi affirme que les finances publiques disposent actuellement d'une marge permettant de prendre en charge les dépenses liées au processus électoral. Le principal risque résiderait plutôt dans le temps disponible pour mener à bien l'ensemble des opérations nécessaires à l'organisation des élections.
La sécurité dans l'Est, principale inquiétude
Politico.cd indique que la persistance du conflit armé dans l'Est du pays figure parmi les principales inquiétudes. Cette situation pourrait compliquer l'accès de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) à certaines zones et rendre difficiles les opérations d'identification et d'enrôlement des électeurs, le déploiement du matériel ainsi que la tenue effective des scrutins.
Selon le média, Nicolas Kazadi estime que l'évolution de la situation sécuritaire pourrait devenir un obstacle majeur au respect des délais constitutionnels. Il insiste sur la nécessité d'accélérer la mise en œuvre des accords conclus avec les États-Unis et le Rwanda afin de contribuer à la stabilisation de la situation sécuritaire.
Le renouvellement de la CENI, autre facteur de pression
Au-delà de la sécurité, la question du renouvellement de l'équipe dirigeante de la CENI pourrait peser sur le calendrier. Politico.cd rapporte que des acteurs du processus électoral estiment que la désignation d'une nouvelle équipe devrait être engagée suffisamment tôt afin d'éviter que cette procédure ne réduise le temps consacré à la préparation des scrutins de 2028.
L'expert électoral Luc Lutala avait notamment alerté sur le temps nécessaire à la désignation des membres de la nouvelle équipe de la CENI. Selon lui, tout retard dans ce processus pourrait « grignoter » le temps nécessaire à la préparation des prochaines élections, rapporte Politico.cd.
Le précédent de 2016-2018
Le média rappelle que la question du financement renvoie au précédent du cycle électoral sous Joseph Kabila. Les élections qui devaient se tenir en 2016 avaient finalement été reportées avant d'être organisées en décembre 2018. Le financement avait alors constitué l'un des problèmes majeurs du processus.
En octobre 2015, la CENI dénonçait déjà l'insuffisance des décaissements du gouvernement pour financer les opérations électorales. Le budget présenté pour l'ensemble des opérations électorales sur la période 2016-2018 dépassait alors 1,3 milliard de dollars américains, selon Politico.cd.
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