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Société

Ebola : la RDC franchit le cap des 1 000 morts, 1 033 décès au 21 juillet

Le rapport du ministère de la Santé arrêté au 21 juillet 2026 recense 2 536 cas confirmés et 1 033 décès. Le seuil des mille morts a été franchi ce jour-là : la veille, le bilan officiel était de 999 décès.

Par Rédacteur en chef · Rédacteur en chef

· Mis à jour le · 3 min de lecture

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Séance de vaccination contre Ebola en plein air en République démocratique du Congo : des agents de santé congolais en blouse jaune, gants bleus, masque et charlotte administrent un vaccin dans le bras d'un homme assis, tandis que d'autres soignants enregistrent les personnes vaccinées à une table.
Photo d'archives : une campagne de vaccination contre le virus Ebola menée à Pinga, dans le Nord-Kivu, en 2019, lors d'une précédente épidémie en République démocratique du Congo. L'image n'est pas issue de l'épidémie actuelle en Ituri.© Photo MONUSCO / Force, via Wikimedia Commons (CC BY-SA 2.0)

L'épidémie d'Ebola qui frappe l'est de la République démocratique du Congo a franchi le cap des mille morts. Le rapport du ministère de la Santé arrêté au mardi 21 juillet 2026 recense 2 536 cas confirmés et 1 033 décès, soit une létalité de 40,7 %. La veille, le 20 juillet, le bilan officiel s'établissait à 2 473 cas et 999 décès.

Une progression rapide en trois jours

Le 18 juillet, les autorités congolaises annonçaient 2 181 cas confirmés et 864 décès. En trois jours, le comptage officiel a donc progressé de 355 cas et de 169 décès. Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies, dans sa mise à jour du 23 juillet, reprend les chiffres arrêtés au 21 juillet et relève que la RDC a déclaré le 22 juillet 63 nouveaux cas confirmés et 34 décès supplémentaires par rapport à la veille, dont 48 cas en Ituri et 12 au Nord-Kivu.

Le rapport du 21 juillet fait par ailleurs état de 738 malades en isolement ou hospitalisés, de 506 guérisons et d'un suivi des contacts assuré à 77,2 %.

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Deux comptages officiels, deux totaux

Les chiffres varient légèrement d'un document à l'autre, et il faut le dire. Le rapport de situation n° 068 de l'Institut national de santé publique retient pour le 21 juillet 2 557 cas et 1 035 décès, quand la communication reprise par 7sur7.cd et par le Centre européen retient 2 536 cas et 1 033 décès. Nous retenons ici les seconds, qui sont ceux repris par les organismes internationaux, en signalant l'écart.

L'Ituri reste l'épicentre

Cinq provinces sont touchées : l'Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Haut-Uélé et la Tshopo. Au 15 juillet, dernier point détaillé par province publié par l'Organisation mondiale de la santé, l'Ituri concentrait 89,6 % des cas confirmés et 83,6 % des décès. L'OMS recensait alors 46 zones de santé touchées.

Il s'agit de la dix-septième épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo. Elle est due à la souche Bundibugyo, pour laquelle il n'existe ni vaccin homologué ni traitement spécifique validé, à la différence de la souche Zaïre contre laquelle des vaccins sont disponibles. C'est un élément central pour comprendre la létalité observée.

Cent dix-neuf soignants infectés

Le dernier chiffre solide sur le personnel de santé reste celui de l'OMS arrêté au 15 juillet : 119 soignants infectés, avec une létalité de 30,3 % dans ce groupe. L'organisation attribue ce niveau à « une application insuffisante des mesures de prévention et contrôle des infections ». Ce chiffre n'a pas été actualisé dans les rapports du 21 juillet.

Ce que cela change à Kinshasa

Les cinq provinces touchées se situent toutes dans l'est du pays. Kinshasa n'y figure pas. L'OMS qualifie néanmoins le risque de « très élevé » à l'échelle nationale, « élevé » en Ouganda et dans les pays voisins, et « faible » au niveau mondial. Elle ne recommande aucune restriction de voyage ni de commerce.

L'épidémie a des effets qui dépassent la santé. À Kinshasa, la suspension des rassemblements de masse décidée pour limiter la propagation du virus a été invoquée par le gouverneur de la ville pour refuser l'autorisation d'une marche politique le 22 juillet.

Ce que l'on ne sait pas

L'ampleur réelle de la sous-déclaration n'est pas établie. Ni l'OMS ni l'Institut national de santé publique ne publient d'estimation du nombre de cas non détectés, et des décès survenus à domicile échappent au comptage officiel. Rien ne permet non plus d'affirmer à ce stade que la courbe s'infléchit : sur les trois derniers jours documentés, elle monte.

Sources : 7sur7.cd, Actualité.cd, Centre européen de prévention et de contrôle des maladies et bulletin Disease Outbreak News n° 613 de l'OMS.

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