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Société

Ebola en RDC : environ 700 morts à la mi-juillet, une épidémie de souche Bundibugyo sans vaccin homologué

Déclarée mi-mai et classée urgence sanitaire mondiale par l’OMS, la 17e épidémie d’Ebola en RDC est due à une souche rare, contre laquelle aucun vaccin ni traitement n’est homologué. Le bilan officiel atteint 1 926 cas et 702 décès au 15 juillet.

Par Rédacteur en chef · Rédacteur en chef

· 3 min de lecture

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Virion du virus Ebola observé au microscope électronique
Virion du virus Ebola au microscope électronique. Image d’illustration.© CDC / Cynthia Goldsmith, domaine public

Au 15 juillet 2026, deux mois jour pour jour après la déclaration officielle, la RDC comptait 1 926 cas confirmés d’Ebola, dont 702 décès, ainsi que 300 patients guéris, selon le bilan rapporté par Radio Okapi. Une compilation de Wikipedia recensait, au 14 juillet, 2 073 cas et 796 décès pour la RDC.

Une souche rare, sans vaccin homologué

Le 15 mai 2026, les ministères de la Santé de la RDC et de l’Ouganda ont déclaré une épidémie de maladie à virus Ebola après confirmation en laboratoire du virus Bundibugyo ; le 17 mai, l’OMS a classé l’événement urgence de santé publique de portée internationale. Il s’agit de la 17e épidémie d’Ebola en RDC.

Point crucial : la souche en cause est Bundibugyo, une souche rare — et non les souches Zaïre ou Soudan. Contrairement à la souche Zaïre, il n’existe à ce jour aucun vaccin ni traitement homologué spécifiquement contre Bundibugyo. L’OMS précise que le seul vaccin Ebola homologué, Ervebo, dirigé contre la souche Zaïre, n’est pas autorisé contre Bundibugyo.

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Cinq provinces touchées, l’Ituri en épicentre

L’épidémie touche cinq provinces : Ituri (épicentre), Nord-Kivu, Sud-Kivu, Tshopo et Haut-Uélé. L’Ituri concentre la très large majorité des cas — environ 1 808 cas et 631 décès dans 26 des 36 zones de santé, selon l’OMS. La propagation est aussi transfrontalière : l’Ouganda a enregistré 20 cas confirmés et 2 décès.

Une riposte, et des essais de vaccins

La riposte associe le gouvernement congolais, l’OMS, Africa CDC et Médecins Sans Frontières. Le gouvernement a décaissé 50 millions de dollars depuis le début de l’épidémie, selon le ministre de la Santé Roger Kamba ; les États-Unis ont annoncé 13 millions de dollars d’aide, et un appel de financement continental de 518 millions de dollars a été lancé.

Faute de vaccin homologué, la vaccination se limite pour l’instant à des essais cliniques. Vers le 14 juillet, l’Université d’Oxford a annoncé le premier essai de phase I d’un vaccin candidat contre la souche Bundibugyo (plateforme ChAdOx1), sur 50 adultes ; selon Euronews, les injections devaient débuter dans les semaines suivantes.

Restrictions de voyage et impact économique

Alors que l’OMS a recommandé qu’aucun pays ne ferme ses frontières, les États-Unis ont annoncé une interdiction d’entrée visant les personnes ayant récemment séjourné en RDC, en Ouganda ou au Soudan du Sud, et le Canada a émis un avis de niveau 3 assorti de mesures frontalières temporaires. Sur le plan économique, une évaluation du PNUD (30 juin) projette plus d’un milliard de dollars de pertes de PIB pour la RDC et environ 55 000 emplois menacés — des scénarios modélisés, non des pertes constatées.

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