Société
Ebola : les pratiques funéraires traditionnelles et les retards de soins freinent la riposte
Une étude de l'OMS publiée le 15 octobre 2026 révèle que les pratiques funéraires traditionnelles et les retards de soins compliquent la riposte contre Ebola dans la zone de santé de Nizi, en Ituri, avec 458 décès sur 794 cas confirmés.
Par Rédacteur NIE
· 2 min de lecture

Les pratiques funéraires traditionnelles et le retard dans la consultation médicale compliquent la riposte contre la maladie à virus Ebola dans la zone de santé de Nizi, en territoire de Djugu (Ituri), selon une étude publiée jeudi 15 octobre par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Selon les résultats de l'étude menée en août avec l'appui de l'OMS, certains comportements communautaires augmentent les risques de contamination dans cette zone de santé, qui enregistre 458 décès sur 794 cas confirmés.
L'enquête sociologique met en évidence l'impact du contact direct avec les dépouilles des victimes pendant les cérémonies mortuaires. Les chercheurs recommandent une concertation directe avec les chefs coutumiers afin d'aménager les pratiques traditionnelles durant la période d'épidémie.
Jacques Malirwa, point focal national de l'OMS en communication sur les risques, préconise l'adaptation des coutumes locales : « Il était question de leur montrer les risques que les communautés encourent en pratiquant ces rites coutumiers. L'enjeu n'est donc pas de renoncer définitivement aux traditions, mais de trouver des alternatives compatibles avec les exigences sanitaires. Les rites peuvent être adaptés le temps de l'épidémie. »
Automédication et recours tardif aux structures sanitaires
Outre la gestion des décès, l'étude identifie le diagnostic tardif comme un facteur d'aggravation de la mortalité. De nombreux malades attribuent les premiers symptômes d'Ebola à d'autres pathologies ou à des causes mystiques.
Alain Bahati, responsable de la conduite de l'étude, détaille les parcours de soins observés chez les patients : « L'étude a révélé que la plupart des patients pensent au paludisme ou au poison. Si c'est le paludisme, ils commencent immédiatement par l'automédication au lieu de se rendre dans une structure de santé. Et s'ils pensent à un empoisonnement, ils préfèrent consulter un tradipraticien. Malheureusement, ils arrivent aux soins lorsque la situation est irréversible ».
Face à ces constatations, l'équipe de recherche recommande le renforcement de la sensibilisation de proximité et le réengagement des équipes d'enterrement digne et sécurisé pour interrompre les chaînes de transmission du virus.
À lire aussi
SociétéL'aéroport de Lodja suspend ses vols les mardis et mercredis pour travaux
L'aéroport de Lodja, dans la province du Sankuru, interrompt son trafic aérien chaque mardi et mercredi pour permettre la poursuite des travaux de réhabilitation de la piste, a annoncé le directeur provincial de l'ACGT le 27 octobre.
Rédacteur NIE ·
Lire l'article
SociétéLe chef de l'Église néo-apostolique appelle à la solidarité envers les vulnérables à Zongo
Le chef mondial de l'Église néo-apostolique, Helge Sven Mutschler, a appelé à l'accueil des personnes vulnérables lors d'un culte samedi 24 octobre à Zongo, dans le Sud-Ubangi, selon Radio Okapi.
Rédacteur NIE ·
Lire l'article
SociétéL'ONG Badilika alerte sur le recrutement d'enfants via les réseaux sociaux
L'ONG Badilika appelle le gouvernement congolais à renforcer la protection des enfants contre le recrutement et l'exploitation par groupes armés via les réseaux sociaux, suite à l'adoption de la résolution 2832 du Conseil de sécurité de l'ONU le 19 octobre.
Rédacteur NIE ·
Lire l'article
