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Afrique

Ebola : le directeur d'Africa CDC alerte sur la circulation du virus en Ouganda

Le Dr Jean Kaseya, directeur général d'Africa CDC, affirme jeudi 22 octobre sur RFI qu'un cas Ebola détecté au Nigeria prouve une circulation du virus en Ouganda, contredisant les déclarations officielles de Kampala.

Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

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Ebola : le directeur d'Africa CDC alerte sur la circulation du virus en Ouganda
Photo d'illustration© Ahmed0112, Wikimedia Commons (CC0)

Un cas importé au Nigeria révèle une circulation en Ouganda

Le Nigeria a annoncé la détection d'un premier cas de maladie à virus Ebola chez une patiente en provenance d'Ouganda. Selon RFI, le Dr Jean Kaseya, directeur général du Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), intervient jeudi 22 octobre dans l'émission « Le Grand Invité Afrique » pour analyser la situation. Il affirme que cette patiente n'est jamais passée par la République démocratique du Congo avant d'arriver au Nigeria. Cette information, selon lui, indique que le virus circule actuellement en Ouganda, ce qui contredit le discours officiel des autorités de Kampala.

Délai de diagnostic et risque de propagation

Le médecin précise que la patiente n'a été diagnostiquée positive au virus Ebola que seize jours après son arrivée sur le territoire nigérian. Selon le Dr Kaseya, ce délai signifie qu'il existe aujourd'hui un grand nombre de cas contacts potentiels. Il ne précise pas le nombre exact de personnes identifiées ni les mesures de confinement mises en place par les autorités nigérianes. L'entretien ne mentionne pas non plus la souche virale identifiée ni l'état de santé de la patiente.

Appel au renforcement de la surveillance

Le directeur général d'Africa CDC lance un avertissement : « Aucun pays n'est à l'abri si on ne renforce pas la surveillance ». Il ne détaille pas les recommandations techniques spécifiques adressées aux États membres de l'Union africaine ni les moyens supplémentaires requis. L'interview, réalisée par Christophe Boisbouvier, ne rapporte pas de réaction officielle du ministère de la Santé ougandais ni de l'Organisation mondiale de la santé face à ces allégations.

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