Aller au contenu
Citoyen du Ciel, Media International

International

Devant le Conseil de sécurité, Kinshasa accuse Kigali de transplantation de populations et demande la suspensi

Kinshasa a accusé le Rwanda devant le Conseil de sécurité des Nations unies de « transplantation » de populations rwandaises dans l'Est de la RDC, une forme de guerre silencieuse selon le gouvernement congolais, et demandé la suspension de toute participation, déploiement ou rotation de contingents

Par Rédacteur NIE

· 3 min de lecture

Partager
Devant le Conseil de sécurité, Kinshasa accuse Kigali de transplantation de populations et demande la suspension des contingents rwandais de la MONUSCO
Photo d'illustration© Schlawgclart, Wikimedia Commons (CC0)

Accusations congolaises devant le Conseil de sécurité

Lors de la 10232e séance du Conseil de sécurité, l'ambassadeur congolais Zénon Mukongo Ngay a présenté la position de Kinshasa, dénonçant ce qu'il décrit comme une « transplantation » de populations rwandaises dans l'Est du pays, présentée par la RDC comme une autre forme de guerre silencieuse. Il a appelé à l'application des engagements contenus dans les résolutions du Conseil, notamment la résolution 2773, qui prévoit la cessation des hostilités par le M23 et son retrait des zones sous son contrôle, ainsi que le retrait des forces rwandaises de la RDC. Kinshasa estime que ces engagements ne sont toujours pas pleinement appliqués.

La délégation congolaise a également plaidé pour un renforcement du mandat de la MONUSCO, notamment en matière de protection des civils et de suivi du désarmement des FDLR. Par ailleurs, la RDC demande la suspension des contingents rwandais participant aux opérations de paix des Nations unies, une demande rapportée par l'Agence congolaise de presse (ACP) et reprise par Info 27, qui précise que Kinshasa souhaite suspendre toute nouvelle participation, tout déploiement ou toute rotation de contingents rwandais dans les opérations de paix de l'ONU, jusqu'à un retrait vérifié des forces rwandaises du territoire congolais.

Réaction rwandaise et préoccupations sécuritaires

Kigali a exprimé ses préoccupations concernant le retour du général-major Sylvain Ekenge au poste de porte-parole des FARDC. Actualité.cd rapporte que le Rwanda voit dans cette nomination une question liée aux discours de haine et à l'établissement des responsabilités. L'ambassadeur rwandais Martin Karoli Ngoga est revenu devant le Conseil de sécurité sur la réinstallation du général Ekenge, après sa suspension à la suite de propos qualifiés de provocateurs par Kigali envers les communautés congolaises parlant le kinyarwanda. L'état-major général des FARDC avait alors précisé que ces déclarations ne reflétaient pas la position officielle du pays, du gouvernement ni du commandant suprême des FARDC.

Sur le terrain, la situation dans l'Est de la RDC reste préoccupante. L'ambassadeur Zénon Mukongo Ngay a évoqué devant le Conseil de sécurité la frappe de drone survenue le 28 septembre à Pinga, attribuée par Kinshasa aux Forces de défense rwandaises. Selon son exposé, cette attaque aurait fait cinq morts et huit blessés graves. La RDC demande que les faits soient vérifiés par les mécanismes compétents, notamment le mécanisme conjoint de vérification élargie, avec l'appui de la MONUSCO.

Débat parlementaire sur la lutte contre la corruption

Sur un autre front, Econews met en avant le projet de loi contre la corruption défendu à l'Assemblée nationale par le ministre de la Justice, Guillaume Ngefa Atondoko. Le texte, présenté comme un instrument de renforcement de la lutte contre la corruption, a été déclaré recevable après un débat houleux auquel ont pris part plus de quarante députés, selon 7sur7.cd, également cité par Radio Okapi.

Partager

À lire aussi

Le Cameroun auditionné par le comité des droits de l'homme de l'ONU à GenèveInternational

Le Cameroun auditionné par le comité des droits de l'homme de l'ONU à Genève

Le Cameroun a été auditionné jeudi 22 octobre à Genève par le comité des droits de l'homme des Nations unies. La délégation a répondu sur la corruption, les violences dans les régions anglophones et l'Extrême-Nord, les détentions arbitraires et l'affaire Martinez Zogo, selon RFI.

Rédacteur NIE ·

Lire l'article