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Création du FRN à Goma : Vital Kamerhe dénonce un rapprochement avec l'AFC/M23
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Par Rédacteur NIE
· 3 min de lecture

Selon un éditorial de La Prospérité republié par AllAfrica le 15 octobre 2026, Vital Kamerhe, président de l'Assemblée nationale, critique la création du Front pour la refondation de la nation (FRN) à Goma, qu'il attribue à Joseph Kabila et lie à la rébellion AFC/M23. Goma, Assemblée nationale RDC, Nord-Kivu
Création du FRN et accusations de lien avec l'AFC/M23
L'article rapporte la création du Front pour la refondation de la nation (FRN) depuis Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu. Selon l'auteur de l'éditorial, cette structure politique opérerait « sous le giron d'une rébellion armée », en l'occurrence l'Alliance fleuve Congo (AFC) et le M23. Le texte affirme que l'ancien chef de l'État Joseph Kabila « opère un virage » en parrainant cette coalition politico-militaire. L'éditorialiste précise que cette annonce intervient trois jours après une prise de parole de Joseph Kabila, le 9 octobre, lors de laquelle il aurait fait « l'apologie de la paix ».
Réaction de Vital Kamerhe
Face à cette situation, Vital Kamerhe, président de l'Union pour la nation congolaise (UNC) et président de l'Assemblée nationale, a réagi vigoureusement. Selon l'article, il souligne une « contradiction flagrante » entre le discours de paix attribué à Joseph Kabila le 9 octobre et le parrainage du FRN trois jours plus tard. Vital Kamerhe estime qu'on ne peut « tendre une main pacificatrice tout en dissimulant un fusil d'assaut de l'autre ». Il rappelle que l'ancien président a présidé aux destinées de la nation pendant dix-huit ans et que « le reniement de son propre bilan est un aveu de faiblesse ». Il ajoute qu'on n'efface pas ses responsabilités passées en « fustigeant l'action de son successeur », Félix Tshisekedi.
Appel au respect de l'ordre constitutionnel
L'éditorial rapporte que Vital Kamerhe appelle à « sanctuariser l'ordre constitutionnel » et à se mobiliser derrière le président Félix Tshisekedi, qualifiant cette démarche de « sursaut patriotique ». Le texte affirme que « le salut de la patrie ne viendra pas d'une table de négociation imposée par le chantage des baïonnettes ». L'auteur soutient que les divergences politiques doivent s'exprimer « dans le cadre pacifique des institutions et non par le sang ». Il exhorte les responsables des mouvements armés à déposer les armes pour privilégier « la voie digne d'un État moderne : celle de la parole et de la concertation ». La conclusion de l'éditorial affirme que « la refondation de la RDC ne se fera pas par les décombres de la guerre, mais par le respect sacré de sa souveraineté ».
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