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Côte d'Ivoire : démissions au PPA-CI et nouvelle direction sous l'autorité de Laurent Gbagbo

Le 27 juillet 2026, dix cadres du PPA-CI annoncent leur démission pour rejoindre Ahoua Don Mello, le parti y voit des suites disciplinaires. En août, Laurent Gbagbo nomme cinq vice-présidents. En octobre, le parti lance son « Pacte social » tout en rendant hommage à des cadres visés par la justice.

Par Rédacteur NIE

· 3 min de lecture

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Côte d'Ivoire : démissions au PPA-CI et nouvelle direction sous l'autorité de Laurent Gbagbo
Photo d'illustration© Blessingedi76, Wikimedia Commons (CC BY 4.0)

Dissions annoncées et version du parti

Le 27 juillet 2026, deux communiqués contradictoires sont diffusés dans la matinée, selon Jeune Afrique. Le premier, émanant de la direction de la communication d'Ahoua Don Mello, annonce la démission collective de dix cadres et responsables du Parti des peuples africains-Côte d'Ivoire (PPA-CI), parmi lesquels des secrétaires généraux adjoints, des coordonnateurs régionaux et des responsables de la diaspora en France. Le second communiqué, publié par le PPA-CI, conteste la portée de ces départs et les présente comme de simples suites disciplinaires, rapporte Jeune Afrique.

Réorganisation de la direction en août

Le 10 août 2026, l'ancien président Laurent Gbagbo, reconduit à la tête du parti en mai, nomme cinq personnalités à des postes de responsabilité, selon RFI. Assoa Adou devient premier vice-président chargé du respect de la ligne du parti. Hubert Oulaye est nommé deuxième vice-président, chargé de la vie du parti et de la présidence des réunions du comité central. L'ancien ambassadeur Emmanuel Ackah devient troisième vice-président, chargé de l'animation. Justin Katinan Koné conserve la gestion de la politique générale. Sébastien Dano Djédjé prend la tête du Conseil stratégique et politique. Jean-Gervais Tcheidé, secrétaire exécutif, lit la déclaration officialisant cette répartition, précise RFI.

Pour l'analyste politique Abdourahmane Barry, cité par RFI, il ne s'agit pas d'un bouleversement de la gouvernance : le leadership reste entre les mains de Laurent Gbagbo, la délégation ne concernant que la routine. Le politologue Geoffroy-Julien Kouao, également cité par RFI, estime que ce réaménagement prépare l'avenir du parti et la succession de son président. Jeune Afrique note quant à lui que la nouvelle structure, derrière une collégialité de façade, est taillée pour assurer la prééminence du chef.

Lancement du « Pacte social » en octobre

Le samedi 10 octobre 2026, le PPA-CI organise une cérémonie pour déployer son « Pacte social », annoncé par Laurent Gbagbo en juillet, selon RFI. L'ancien président est absent pour « raisons personnelles ». Le projet, coordonné par Jean-Gervais Tcheidé, repose sur sept piliers issus du programme présidentiel de 2025 et vise à recueillir les attentes des populations jusqu'en décembre 2027 pour élaborer un livre blanc. L'analyste Abdourahmane Barry, cité par RFI, y voit d'abord une volonté de maintenir le parti dans le débat public après son absence aux scrutins de 2025.

La cérémonie sert aussi d'hommage aux cadres visés par des procédures judiciaires, notamment les vice-présidents Damana Pickass et Justin Katinan Koné, poursuivis pour « actes terroristes », et Sébastien Dano Djédjé, convoqué le 12 octobre par la cellule antiterroriste, rapporte RFI. Jean-Gervais Tcheidé affirme que le parti « est debout malgré les turbulences ». Un militant, Stanislas, exprime son inquiétude face à ces « arrestations politiques ». Un membre du gouvernement joint par RFI réplique qu'il s'agit de « prisonniers de droit commun » ayant commis des délits prévus par la loi, notamment diffusion de fausses informations et troubles à l'ordre public.

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