Politique
Corneille Nangaa refuse de participer au dialogue national
Le coordonnateur de l'Alliance Fleuve Congo a fait savoir le 21 juillet, dans une vidéo, qu'il ne prendrait pas part au processus engagé par Kinshasa. Aucune invitation formelle n'avait été adressée à son mouvement.
Par Rédacteur en chef · Rédacteur en chef
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Corneille Nangaa, coordonnateur de l'Alliance Fleuve Congo, a fait savoir le 21 juillet 2026, dans une vidéo relayée par ses équipes, qu'il refusait de participer au dialogue national engagé par Kinshasa avec l'accompagnement des confessions religieuses.
Son argumentaire
Il estime que des discussions politiques ne constituent pas une réponse durable à la crise et accuse le gouvernement de ne pas respecter ses engagements antérieurs. Il met en avant des réformes institutionnelles : une armée capable de défendre le territoire, une police protectrice, une justice indépendante et une administration efficace.
Un refus qui porte sur une invitation qui n'existe pas
Une précision s'impose, et plusieurs commentateurs la relèvent : aucune invitation formelle n'a été adressée à l'AFC/M23. Le refus porte donc sur un processus auquel le mouvement n'avait pas été convié.
La revue de presse kinoise du 22 juillet rapporte que des analystes cités par La Référence Plus lisent cette sortie comme une surenchère plutôt que comme un refus définitif. C'est une interprétation, que nous rapportons comme telle.
Un homme sous sanctions
Cette prise de parole intervient une semaine après une décision qui le concerne directement. Le 14 juillet, le comité des sanctions créé par la résolution 1533 du Conseil de sécurité a inscrit Corneille Nangaa, l'Alliance Fleuve Congo et le Twirwaneho sur sa liste. La décision a été rendue publique le 16 juillet.
Et le 21 juillet, le jour même de cette vidéo, des experts indépendants des Nations unies publiaient depuis Genève un communiqué dénonçant un « règne de la terreur » dans les zones tenues par le M23.
Sources : mediacongo.net, Journal de Kinshasa et RDC-Direct.
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