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Afrique

La Chine et Djibouti appellent à la libre navigation en mer Rouge face aux tensions

Selon RFI, la Chine et Djibouti ont publié jeudi 22 octobre un communiqué commun réclamant la liberté de navigation en mer Rouge pour empêcher l'extension du conflit moyen-oriental à la Corne de l'Afrique.

Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

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La Chine et Djibouti appellent à la libre navigation en mer Rouge face aux tensions
Photo d'illustration© Unknown (passenger aboard a passing steamer). Dated 10 January 1884., Wikimedia Commons (Public domain)

La Chine et Djibouti ont lancé un avertissement dans un communiqué commun, jeudi 22 octobre, pour tenter d'empêcher que les « flammes de la guerre » au Moyen-Orient ne gagnent la Corne de l'Afrique, rapporte RFI. Les deux pays y réclament ensemble la liberté de navigation en mer Rouge, notamment dans le détroit de Bab el-Mandeb.

Intérêts stratégiques chinois à Djibouti

Pour Pékin, cette possible extension du conflit touche des intérêts stratégiques majeurs, sur fond de compétition avec les États-Unis, selon la correspondante de RFI à Pékin, Clea Broadhurst. La Chine dispose à Djibouti de ports, d'un chemin de fer vers Addis-Abeba, d'une base militaire et de milliards de dollars investis dans la zone économique du canal de Suez. Le détroit de Bab el-Mandeb constitue une artère essentielle aux exportations chinoises, car c'est par là que transitent les navires reliant l'océan Indien au canal de Suez, puis à l'Europe.

Rivalité avec les États-Unis et question du Somaliland

Le communiqué commun s'oppose également à la reconnaissance du Somaliland, qui revendique son indépendance de la Somalie, indique RFI. Quelques jours auparavant, Donald Trump avait décrit le Somaliland comme un « pays » distinct, sans toutefois le reconnaître officiellement. Le Somaliland propose aux Américains un accès à ses ports et l'implantation de possibles bases militaires. Une telle présence américaine placerait Washington à proximité des intérêts chinois dans la région.

Approche diplomatique plutôt que militaire

Pour autant, Pékin n'annonce aucun renfort naval, précise RFI. La Chine défend ses positions par la diplomatie. L'enjeu serait de protéger ses routes commerciales et son implantation africaine, sans se laisser entraîner dans une escalade militaire, malgré la présence de sa base à Djibouti.

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