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Centrafrique : la cheffe de la Minusca appelle à un maintien des effectifs face aux zones instables

Valentine Rugwabiza, cheffe de la Minusca, a recommandé mardi 20 octobre au Conseil de sécurité de maintenir la mission à un niveau suffisant, citant l'instabilité persistante dans le nord-est et la zone des trois frontières.

Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

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Centrafrique : la cheffe de la Minusca appelle à un maintien des effectifs face aux zones instables
Photo d'illustration© Freeman Sipila (VOA), Wikimedia Commons (Public domain)

Selon RFI Afrique, le Conseil de sécurité négocie jusqu'au 15 novembre les conditions du renouvellement du mandat de la Minusca. Pour son dernier briefing, la cheffe de l'opération de maintien de la paix, la Rwandaise Valentine Rugwabiza, qui quittera son poste dans quelques jours, a présenté les avancées réalisées par Bangui tout en recommandant la prudence.

Progrès reconnus mais zones fragiles

La diplomate a indiqué que plus de 1 900 combattants ont été désarmés au cours des 15 derniers mois. Elle a cité la création d'un comité interministériel centrafricain et une décentralisation des institutions nationales bien avancée, même s'il reste 50 municipalités à installer. Malgré ces progrès, deux zones restent très instables : le nord-est autour d'Am Dafok et la zone des trois frontières entre la Centrafrique, le Tchad et le Soudan.

Rugwabiza a souligné que la présence de la Minusca pour épauler les Forces armées centrafricaines (Faca) est encore nécessaire. Elle a rappelé l'offensive armée du 30 juin à Am Dafok : sans les casques bleus, les Faca n'auraient pas pu reprendre le contrôle en cinq jours, selon la même source.

Appel à une évaluation conjointe

L'ambassadeur centrafricain a partagé cette prudence. Conscient que les restrictions budgétaires pourraient inciter les diplomates à réduire la voilure de la Minusca, il a expliqué que Bangui n'avait pas les moyens financiers d'assurer un transfert des responsabilités total tant que des menaces demeurent. Il a suggéré qu'une évaluation conjointe des besoins opérationnels, institutionnels et budgétaires liés au transfert soit réalisée.

Position russe et prochaines étapes

Moscou a rappelé le soutien des Russes sur le terrain. Le Conseil de sécurité doit désormais trancher sur le niveau des effectifs et la durée du renouvellement, dans un contexte où les progrès sécuritaires sont notables mais où la transition vers les forces nationales reste jugée prématurée par les principaux acteurs.

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