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Cameroun : le St Joseph's College de Sasse au cœur des luttes identitaires anglophones

Le St Joseph's College de Sasse, établissement emblématique du Sud-Ouest camerounais, illustre selon Jeune Afrique les fractures identitaires nées de la crise anglophone qui dure depuis 2016 dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

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Cameroun : le St Joseph's College de Sasse au cœur des luttes identitaires anglophones
Photo d'illustration© The National Archives UK - Flickr account, Wikimedia Commons (OGL v1.0)

L'hebdomadaire Jeune Afrique consacre un article au St Joseph's College de Sasse, présenté comme un symbole du « tumultueux parcours de l'ancien Southern Cameroon ». Selon le journaliste Franck Foute, les murs de cet établissement racontent l'histoire d'un territoire passé d'une tutelle britannique à un État fédéré du Cameroun postcolonial, avant de devenir deux régions de la République unifiée.

Une décennie de violences

La crise anglophone, déclenchée en 2016 dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest (désignées sous l'acronyme Noso), a plongé ces territoires dans « une spirale de violences dont personne ne voit encore l'issue », écrit Jeune Afrique. Le média évoque « dix ans de guerre, des milliers de morts, des villages ravagés et une population prise en étau ». L'article s'inscrit dans une série intitulée « Noso, une décennie noire (3/6) ».

Contexte politique et sécuritaire

Face aux groupes séparatistes, « privés d'une partie de leurs appuis dans la diaspora » mais qui « n'en poursuivent pas moins leurs attaques sanglantes », le président Paul Biya, « réélu il y a un an pour un huitième mandat », fait selon le journal « le pari de l'usure ». Parallèlement, la réhabilitation de l'axe routier Babadjou-Bamenda, long de 35 km et présenté comme « symbole des frustrations qui ont nourri la crise », vient d'être achevée, bien que « les traces de dix années de conflit sont partout visibles » le long de cet itinéraire.

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