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Cameroun : la route Douala-Yaoundé dégradée, sept heures pour 230 kilomètres

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Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

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Cameroun : la route Douala-Yaoundé dégradée, sept heures pour 230 kilomètres
Photo d'illustration© Basile Cédric ETOUNDI, Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

La route nationale reliant Douala à Yaoundé est dans un état de délabrement avancé, contraignant les usagers à mettre sept heures pour parcourir 230 kilomètres. Le vendredi 2 octobre, d'importants embouteillages étaient signalés à l'entrée d'Édéa, tandis que le gouvernement annonce de nouveaux travaux dont le financement reste incertain, selon Jeune Afrique. IMAGE : Route Douala-Yaoundé, Édéa, Cameroun infrastructure

Un axe stratégique paralysé

L'artère routière qui relie la capitale économique Douala à la capitale politique Yaoundé, longue de 230 kilomètres, nécessite désormais sept heures de trajet, rapporte Jeune Afrique dans un article publié le 18 octobre 2026. Le délabrement de cet axe vital exaspère les usagers et inquiète jusqu'aux cadres du parti au pouvoir, note le média. Le vendredi 2 octobre, la situation était particulièrement critique au niveau de la passerelle de Sikoum, à l'entrée de la zone industrielle d'Édéa. Les bouchons s'étiraient sur 25 kilomètres, bloquant les véhicules partis de Yaoundé comme ceux venant de Douala.

Une économie de contournement informelle

Face à l'immobilité, une activité informelle s'est développée. Des conducteurs de motos-taxis proposent aux passagers coincés dans les cars de les extraire de la file pour traverser la localité d'Édéa par des chemins de traverse, moyennant 15 000 francs CFA par personne, selon le reportage. Cette solution de fortune illustre l'ampleur de la dégradation et l'absence d'alternatives officielles pour les milliers d'usagers quotidiens de cet axe.

Des annonces gouvernementales sans calendrier ni budget précis

Le gouvernement a annoncé le lancement de nouveaux travaux de reconstruction, indique Jeune Afrique. Toutefois, le financement de ce chantier d'envergure et les délais d'exécution constituent des défis majeurs qui n'ont pas été détaillés publiquement. L'article souligne que les promesses de réhabilitation se heurtent à la réalité budgétaire, sans que le montant nécessaire ni le calendrier précis ne soient communiqués à ce stade.

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