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Cameroun : des milliers de taxis mis en fourrière pour non-conformité à Yaoundé

À Yaoundé, plus de 3 000 taxis ont été mis en fourrière depuis le début de la semaine pour non-respect des nouvelles règles d'identification imposées par la mairie, selon RFI. Les chauffeurs dénoncent une répression pendant l'enregistrement.

Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

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Cameroun : des milliers de taxis mis en fourrière pour non-conformité à Yaoundé
Photo d'illustration© Minette Lontsie, Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

Nouvelle réglementation et date butoir

La mairie de Yaoundé impose désormais des QR codes et des numéros uniques sur les portières de chaque taxi, rapporte RFI. Ce dispositif vise à créer une base de données centralisée des chauffeurs. Il doit permettre aux passagers de vérifier l'identité du conducteur et la conformité du véhicule. Les autorités avaient fixé au 5 septembre la date limite pour se conformer à cette règle.

Phase répressive et fourrière

Depuis le début de la semaine, la mairie est passée à la phase répressive, selon le correspondant de RFI à Yaoundé, Richard Onanena. Les forces de l'ordre ont mis en fourrière plus de 3 000 taxis. Des centaines de chauffeurs font la queue devant l'hôtel de ville pour obtenir leur numéro de portière électronique et leur QR code. Alain Bertin, l'un d'eux, affirme que son véhicule est en fourrière depuis le matin et qu'aucun reçu n'est délivré lors du paiement. Il craint d'attendre encore une semaine.

Réactions des chauffeurs et du syndicat

Ondoua Thomas, président du Syndicat national des conducteurs des transports urbains et interurbains (SYNATURCAM), dénonce une « gouvernance par embuscade ». Il reconnaît la date butoir du 5 septembre mais s'interroge sur le lancement des contrôles pendant que les chauffeurs sont en cours d'enregistrement.

Position de la mairie

Patrick Mfoulou, chef de la cellule des transports publics et de la mobilité douce à la mairie de Yaoundé, condamne le laxisme des chauffeurs qui ont attendu la phase répressive pour se mettre en ordre. Il estime à un peu plus de 30 000 le nombre de taxis en circulation dans la ville. Selon lui, plus de 20 000 ont déjà été enregistrés. Les autres sont des retardataires qui doivent prendre leur mal en patience, assure-t-il. La numérisation doit aussi permettre d'avoir une idée claire du nombre de taxis et de leurs propriétaires, ajoutent les autorités citées par RFI.

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