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Cameroun : manifestation à Yaoundé contre la multiplication des féminicides
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Par Rédacteur NIE
· 2 min de lecture

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté samedi 19 septembre à Yaoundé à l'appel de la Jeunesse émergente et républicaine camerounaise pour dénoncer une soixantaine de féminicides recensés depuis janvier 2026, selon le ministère de la Femme et de la Famille. IMAGE : Yaoundé manifestation, Cameroun féminicides
Une marche de quatre kilomètres dans la capitale
Des centaines de femmes et d'hommes ont défilé samedi 19 septembre dans le centre de Yaoundé, rapporte RFI Afrique. Le rassemblement a été organisé à l'appel de la Jeunesse émergente et républicaine camerounaise (Jerc) pour protester contre les féminicides et les infanticides. Le cortège a parcouru quatre kilomètres. Tout au long du parcours, des messages avaient été affichés pour exprimer le ras-le-bol des manifestants face à ces crimes à répétition, selon le correspondant de RFI sur place, Richard Onanena.
Des chiffres officiels alarmants
Selon le ministère camerounais de la Femme et de la Famille, cité par RFI, une soixantaine de cas ont été enregistrés dans le pays depuis le début de l'année 2026. Près d'une dizaine de cas concerneraient le seul mois d'août. Ces données ont suscité une vive émotion, indique la même source.
Revendications juridiques et mobilisation citoyenne
« Nous marchons pour dire " Non " aux féminicides et " Non " aux violences faites aux femmes. Les femmes ont le droit à la vie au Cameroun. Nous sommes fatiguées d'être tuées, fatiguées de voir nos enfants souffrir », a déclaré une manifestante au micro de RFI. Chantal Bika, juriste et militante du mouvement Vendredi rouge, a réclamé « la criminalisation des infanticides » et « la pénalisation des féminicides ». Elle milite également pour que la Cedef (Convention pour l'élimination de toute forme de discriminations à l'égard des femmes et des enfants) soit internalisée. Des hommes étaient également présents dans le cortège, comme le chanteur populaire Koppo. « Nous sommes des pères, des frères, des maris et l'important, pour la plupart d'entre nous, en tant que chef de famille, c'est de montrer à nos femmes, à nos filles et à nos enfants que nous sommes de tout cœur avec eux », a-t-il expliqué à RFI.
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