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Cameroun : journée « ville morte » dans les régions anglophones, forces de sécurité déployées

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Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

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Cameroun : journée « ville morte » dans les régions anglophones, forces de sécurité déployées
Photo d'illustration© Moki Edwin Kindzeka (VOA), Wikimedia Commons (Public domain)

Le 1er octobre, anniversaire de la réunification, les séparatistes ont appelé à une journée « ville morte » dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest. Les autorités ont quadrillé les principales villes. Les activités étaient au ralenti, la population étant restée chez elle, selon RFI. IMAGE : Nord-Ouest Cameroun, Sud-Ouest Cameroun, Bamenda, Buea

Contexte historique et appel à la mobilisation

Le 1er octobre marque l'anniversaire de la naissance de la République fédérale du Cameroun en 1961, date à laquelle l'ancienne colonie française et le Cameroun méridional sous administration britannique se sont réunifiés. Cette réunification est contestée par des séparatistes anglophones qui, le 1er octobre 2017, avaient autoproclamé l'indépendance du Nord-Ouest et du Sud-Ouest sous le nom d'Ambazonie. À l'occasion de cet anniversaire, les séparatistes avaient appelé à une journée « ville morte » ce jeudi 1er octobre dans plusieurs villes des deux régions, rapporte RFI.

Quadrillage sécuritaire et ambiance dans les villes

Redoutant des manifestations, les autorités camerounaises ont organisé un quadrillage des principales villes des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest (NOSO). Selon le correspondant de RFI à Yaoundé, Richard Onanena, aucun mouvement particulier n'était signalé à la mi-journée. Toutefois, les activités tournaient au ralenti, les habitants ayant choisi de rester chez eux en ce jour symbolique.

À Bamenda, chef-lieu du Nord-Ouest, un habitant joint par RFI a indiqué être sorti faire du sport dans des rues peu fréquentées avant de rentrer chez lui pour le reste de la journée. Aux carrefours de la ville, la présence de chars et de nombreuses patrouilles militaires était notable, déployées « à titre dissuasif » selon certains habitants. L'ambiance était décrite comme quasi identique à Buea, principale ville du Sud-Ouest, ainsi que dans les villes voisines, où les populations sont également restées chez elles.

Réactions et bilan humain après dix ans de crise

Sur les réseaux sociaux, notamment TikTok, plusieurs panels aux couleurs bleu et blanc revendiquées par les séparatistes animaient des débats sur les dix ans de crise qui frappent les deux régions anglophones.

Dans une réflexion publiée ce 1er octobre, Khongor Félix Agbor, avocat et ancien détenu de la crise anglophone, a eu une pensée pour « les familles qui ont enterré leurs proches, les personnes déplacées, les enfants dont la scolarité a été interrompue, tous ceux qui ont peur et les détenus de la crise anglophone ».

Selon plusieurs ONG citées par RFI, la crise anglophone a fait plus de 6 000 morts et des centaines de milliers de déplacés en dix ans.

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