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Cameroun : le débat sur la « bamiphobie » relancé depuis la prison de Kondengui

Le opposant Alain Fogué, détenu à Yaoundé, a publié une lettre ouverte dénonçant la « bamiphobie » et la « kamtophobie », relançant un débat récurrent sur la discrimination envers les Bamilékés à l'approche de la présidentielle du 12 octobre.

Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

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Cameroun : le débat sur la « bamiphobie » relancé depuis la prison de Kondengui
Photo d'illustration© M. E. Kindzeka (VOA), Wikimedia Commons (Public domain)

Selon Jeune Afrique, le débat sur la « bamiphobie », terme désignant la discrimination à l'encontre des Bamilékés, continue de diviser le Cameroun. Ce concept, popularisé par l'écrivain Patrice Nganang, a été remis sur le devant de la scène par l'opposant Alain Fogué.

Une lettre ouverte depuis la détention

Alain Fogué, présenté comme l'un des soutiens de l'opposant Maurice Kamto, est actuellement incarcéré à la prison de Kondengui à Yaoundé. Depuis sa cellule, il a fait publier une lettre ouverte dans laquelle il dénonce ce qu'il qualifie de « kamtophobie » et de « bamiphobie ». La publication de ce courrier a suscité de vives réactions dans le pays, rapporte le média panafricain. Maurice Kamto, figure majeure de l'opposition, est également détenu à Yaoundé.

Contexte électoral tendu

Cette intervention survient à moins de deux mois de l'élection présidentielle prévue le 12 octobre, un scrutin à un tour. Selon Jeune Afrique, l'opposition camerounaise apparaît une nouvelle fois condamnée à l'échec face au président sortant Paul Biya. Onze candidats sont en lice face au chef de l'État, qui s'avance avec un avantage jugé décisif. La division de l'opposition, incapable de se rassembler derrière une candidature unique, est favorisée par l'exclusion de Maurice Kamto, orchestrée par le pouvoir selon l'analyse du journal.

Le ministre des Finances, envoyé en campagne dans l'Extrême-Nord pour mobiliser les populations, a vu son opération perturbée par la colère des habitants de Meskine et par des rivalités internes au RDPC, le parti au pouvoir. L'analyste François Soudan, interrogé par RFI, décrit un rendez-vous électoral « presque joué d'avance ».

Un terme popularisé par Patrice Nganang

Le terme « bamiphobie » a été popularisé par l'écrivain Patrice Nganang pour désigner les discriminations subies par la communauté bamiléké. Le débat autour de cette notion n'est pas nouveau, mais il resurgit avec force dans le contexte préélectoral actuel. L'article de Jeune Afrique, initialement publié en octobre 2025, a été actualisé le 23 septembre 2026 pour intégrer les récentes déclarations d'Alain Fogué.

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