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Burundi alerte l'ONU sur la fragilité du cessez-le-feu dans l'est de la RDC

Le Burundi a salué les premières missions de vérification du cessez-le-feu à Minembwe et Masisi, tout en alertant le Conseil de sécurité sur la poursuite des combats et la nécessité de respecter les engagements, lors d'une séance le 29 septembre 2026 à New York.

Par Rédacteur NIE

· 3 min de lecture

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Burundi alerte l'ONU sur la fragilité du cessez-le-feu dans l'est de la RDC
Photo d'illustration© MONUSCO Photos, Wikimedia Commons (CC BY-SA 2.0)

L'ambassadeur et représentant permanent du Burundi auprès des Nations unies, Zéphyrin Maniratanga, est intervenu mardi 29 septembre 2026 devant le Conseil de sécurité à New York. Selon Actualite.cd, il a dressé un bilan contrasté des premières missions de vérification du cessez-le-feu menées dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC).

Missions de vérification et fragilité du cessez-le-feu

Le diplomate burundais a salué les missions conduites à Minembwe, au Sud-Kivu, et à Masisi, au Nord-Kivu. Ces opérations s'inscrivent dans le cadre du Mécanisme conjoint élargi de vérification Plus et du processus de Doha, avec l'appui de la MONUSCO. Zéphyrin Maniratanga a qualifié ces missions d'« étape encourageante ». Toutefois, il a souligné que la poursuite des affrontements montre que ces premiers progrès « demeurent fragiles ». Le Burundi appelle les parties à respecter leurs engagements, à coopérer pleinement avec les mécanismes de vérification et à permettre le déploiement d'autres missions sur le terrain.

Désarmement des FDLR et divergences persistantes

L'ambassadeur a attiré l'attention du Conseil sur le dossier des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). Selon lui, le rapport mentionne qu'une faction a signé un protocole de désarmement, de démobilisation et de cantonnement. Il a également relevé que la RDC a présenté un plan de désarmement, de démobilisation et de réintégration dans le cadre du processus de Washington. Zéphyrin Maniratanga a constaté que « des divergences subsistent entre les parties sur sa mise en œuvre ». Il a exhorté à poursuivre ces démarches de bonne foi pour aboutir à des mesures vérifiables sur le terrain.

Dans ce contexte, le Burundi appelle à la cessation de tout soutien aux groupes armés. Le représentant permanent a insisté sur la mise en œuvre des engagements destinés à répondre aux préoccupations sécuritaires régionales, « dans le plein respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de la RDC ».

Rôle de la MONUSCO et situation humanitaire

Zéphyrin Maniratanga a souligné le rôle concret de la MONUSCO dans le processus de désarmement, de démobilisation et de réintégration. Il a cité la contribution de la mission au traitement et au rapatriement d'anciens combattants des FDLR. Selon le rapport évoqué, 120 ex-combattants étrangers, dont des membres des FDLR, et des personnes à leur charge ont été rapatriés au Rwanda le 8 septembre. Le diplomate a recommandé que ces capacités soient préservées et prises en compte dans les discussions sur le renouvellement du mandat de la mission.

La protection des civils a occupé une place importante dans l'intervention. Le Burundi a fait état de nouvelles pertes civiles, de déplacements forcés et de graves violations des droits humains dans l'est de la RDC. Le diplomate a également signalé les difficultés d'accès rencontrées par la MONUSCO et les acteurs humanitaires. Il a demandé à toutes les parties de protéger les civils, de garantir un accès humanitaire sûr et sans entrave, ainsi que de respecter la liberté de mouvement de la mission onusienne.

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